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L’économie est privée de ces milliards en raison de l’activité du secteur informel.

Les milliards perdus par l’économie en raison du secteur informel ont été au centre des préoccupations de la CGEM, qui a récemment entrepris une étude visant à évaluer l’impact de cette activité clandestine et à formuler des mesures d’intégration selon une approche inclusive. Actuellement, le manque à gagner est estimé à 40 milliards de dirhams par an. Cette analyse, issue du quotidien Les Inspirations Eco, révèle que selon l’étude de la CGEM, le secteur informel exerce un impact significatif sur la compétitivité des entreprises, représentant ainsi un coût élevé pour l’économie.

Sur le plan de l’emploi, la proportion d’actifs occupés par le secteur informel s’élève à 41%, toutes activités confondues (hors secteur primaire). L’étude indique que les 2,99 millions d’emplois formels sont menacés par l’informel.

Du point de vue fiscal, le manque à gagner est estimé à 34 milliards de dirhams, englobant les droits de douane, la TVA et l’IS. Les cotisations sociales représentent le reste (6 milliards de dirhams). Selon le rapport, le non-paiement des impôts et des charges crée des avantages de rentabilité significatifs pour les acteurs informels, entraînant un écart de compétitivité/prix important.

Les unités de production informelles, hors secteur primaire, affichent un écart de compétitivité de 25 à 40 points par rapport aux acteurs formels. Pour la contrebande, l’écart de compétitivité atteint 20 points par rapport à la TVA appliquée sur les produits formels.

L’économie souterraine, représentant des activités légales utilisant des méthodes détournées pour échapper au fisc, présente un écart de compétitivité minimum de 15 points pour les importateurs informels, résultant du non-paiement de droits de douane et de taxes à l’importation. Sur le plan social, le non-paiement des charges sociales peut créer un écart allant jusqu’à 7 points du prix de vente. Ces écarts de compétitivité se traduisent par une pression sur les prix, une perte de parts de marché et une absence de création de valeur.

Pour remédier à cet impact important, des recommandations ont été formulées pour intégrer les acteurs informels dans le circuit formel. Le plan d’action propose quatre chantiers prioritaires et deux leviers transverses. Parmi les chantiers, la CGEM préconise le renforcement de l’attractivité du formel par l’amélioration de la compétitivité des entreprises, notamment par la réduction de la fiscalité sur le travail et les outils de production, la simplification de la TVA et l’augmentation des droits de douane sur les importations de produits finis. En ce qui concerne l’accompagnement dans l’intégration des unités de production informelles, il est recommandé d’établir un cadre réglementaire et incitatif.

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