SIAM 2026

L’Afrique agricole entre dans l’ère de la souveraineté partagée

Entre innovation, diplomatie et urgence climatique, le SIAM 2026 s’impose comme le laboratoire d’une nouvelle ambition africaine : transformer la coopération Sud-Sud en moteur concret de souveraineté alimentaire.

Dans les allées du SIAM 2026, une idée s’impose avec force : l’Afrique agricole ne veut plus subir, elle veut construire ses propres réponses. Et au cœur de cette transformation, le Maroc se positionne en point d’ancrage d’un modèle de souveraineté partagée.
Tout part d’un constat : les défis climatiques qui frappent le continent — sécheresse, baisse de fertilité des sols, pression sur l’eau — sont communs. Le SIAM devient alors un espace de convergence, où les solutions circulent autant que les idées.

AAA : du concept à l’action
L’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA), née lors de la COP22, change d’échelle en 2026. Elle n’est plus seulement un cadre politique, mais un véritable outil opérationnel de transformation.
Avec plus de 4 millions d’agriculteurs déjà accompagnés via des cartes de fertilité numériques, l’appui du Groupe OCP permet une amélioration moyenne des rendements de 25 % dans plusieurs pays africains. Une révolution silencieuse, mais structurante.
Mais la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit. C’est tout l’enjeu de la formation.
À l’IAV Hassan II, des étudiants venus de plusieurs pays africains se forment aux métiers de demain : santé animale, production durable, gestion des systèmes agricoles complexes. Une génération est en train de se structurer pour porter la transformation agricole du continent.

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