Huawei s’engage à accompagner le développement de la connectivité au niveau africain

En ligne avec ses orientations stratégiques, le Groupe Huawei a organisé en collaboration avec « Digital Africa Expo » un webinaire sous le thème : « Le leapfrog digital, l’Afrique met le cap sur la 4ème révolution ». Le webinaire s’est penché sur l’évolution de la transformation numérique en Afrique et la promotion de la digitalisation de l’industrie (Industrie 4.0) et les éventuelles opportunités qui se présentent pour l’Afrique pour assurer son saut développemental et entrer pleinement à la 4ème révolution. Lors de cet évènement, M. Chakib Achour, directeur marketing stratégique chez Huawei Maroc–Afrique du nord, a indiqué que d’après un rapport porté et publié par la Banque Mondiale le développement d’une connectivité au niveau de tout le continent africain et l’accès continental et financièrement abordable à l’Internet nécessitera un investissement de 100 milliards de dollars d’ici 2030 .

Partant de ce constat, M. Chakib Achour a expliqué que le Groupe Huawei s’engage à accompagner la digitalisation du continent africain en mettant au service des institutions compétentes, des opérateurs télécoms et de l’ensemble de ses partenaires publics et privés son savoir-faire et expertise afin de déployer des infrastructures fiables et d’envergure, et de relever avec succès l’ensemble des défis technologiques auxquels le continent noir est confronté. « 80% de la population africaine possède une couverture sans fil, ainsi qu’un accès aux réseaux mobiles 3G et 4G qui continuent toujours à se développer », a-t-il fait observer, soulignant que la révolution de l’Afrique de demain dépend de sa transformation numérique. « Dans un état d’esprit collaboratif avec des institutions régionales voire nationales, le Groupe Huawei se déploie pour rebondir la croissance de l’économie numérique en Afrique.

Néanmoins, il est nécessaire de mettre en place une politique nationale volontariste et une régulation et juridique souple pour permettre l’émergence des initiatives innovantes, mais aussi un cadre rigoureux afin de protéger les usagers et de vérifier la qualité des services proposés », a précisé M. Achour. Il a également révélé que l’industrie 4.0 est un concept qu’il faut adapter au contexte, aux besoins et aux spécificités de l’économie africaine, du moment qu’elle se base sur la combinaison entre différents technologies, à savoir l’IOT (Internet des objets), le cloud, le Big Data et l’intelligence artificielle, permettant de contribuer à une transformation digitale pour créer de la valeur et accroître l’économie digitale en Afrique, ajoutant que la technologie de la 5G vient pour répondre à des besoins spécifiques et des cas d’usages précis et non pas pour remplacer la 4G qui doit continuer à se développer.

De son côté, le Président du Conseil de Régulation de l’Autorité malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes (AMRTP), Cheick Sidi Mohamed Nimaga, a mis l’accent sur l’importance de diriger les efforts vers le renforcement des infrastructures ITC (Technologies de l’information et de la communication), notant que c’est une contrainte de premier degré face au développement numérique en Afrique. « Faire du continent africain un paysage numérisé nécessite l’instauration de projets majeurs qui doivent s’inscrire dans une vision long-termiste, mobilisant tous les acteurs publics et privés », a-t-il estimé.

Quant au directeur des radiocommunications à l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) au Sénégal, Bara Mbaye, il a présenté la stratégie « Sénégal numérique 2025 » qui incarne l’ambition du Sénégal de maintenir une position de pays leader innovant, et dont l’objectif principal est de porter la contribution du numérique au PIB de 6% à 10% à l’horizon de 2025. « L’accès à la connectivité au haut et très haut débit constitue pour le Sénégal une opportunité pour améliorer la croissance et faire de notre pays un hub incontournable de services. La priorité étant la couverture nationale en fibre optique et la mise en place d’infrastructures adaptées pour garantir l’accès en tout point du territoire aux offres de services de Télécommunications de qualité, sécurisés et à des prix compétitifs », a-t-il fait savoir.

Pour Aruna Handum, directeur des nouvelles technologies de l’Agence gouvernementale au Cap Vert, les infrastructures sont au centre de tout développement digital d’un pays. « Les infrastructures sont considérées comme un moyen accélérateur et activateur de la chaine de production digitale. L’État doit engager plus d’investissements dans ce sens, et adopter des politiques d’intégration régionale, nationale et même globale », a-t-il martelé, mettant l’accent sur l’importance de la formation permanente et du renforcement des capacités et des connaissances afin d’assurer plus de souveraineté et d’indépendance industrielle, en se positionnant comme « Hub de connaissances ».

Au travers de cette rencontre virtuelle, Huawei et « Digital Africa Expo » réaffirment leur souhait, y compris pendant cette crise sanitaire, de renforcer leur proximité avec l’ensemble de leur partenaires respectifs et leur diverses parties prenantes.

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