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Covid : une deuxième dose de vaccin Johnson & Johnson serait efficace à 100 % contre les formes graves

Une seconde dose de vaccin de Johnson & Johnson serait efficace à 100 % contre les formes graves de la maladie, selon le laboratoire amércain. Ce « booster » permettrait également d'éviter les trois quarts des formes symptomatiques de la maladie, contre les deux tiers, avec une seule injection.

C’était sa principale particularité : le vaccin contre le Covid de Johnson & Johnson ne nécessitait à l’origine, qu’une seule piqûre. Mais alors que de nombreux pays administrent déjà des doses de rappel des vaccins Pfizer ou Moderna, il pourrait ne pas échapper à la règle, et nécessiter une seconde injection.

Selon des données publiées ce mardi par Johnson & Johnson, l’administration d’une seconde dose, deux mois après la première injection, augmente significativement l’efficacité de son vaccin. La dose de rappel a fourni une protection à 100 % contre les formes graves de la maladie, avance la société américaine.

Une première dose qui reste efficace

Dans le détail, cette seconde injection s’est révélée efficace à 94 % pour prévenir les infections symptomatiques, dans la partie américaine de l’essai de phase III. Une proportion qui baisse à 75 % sur l’ensemble de l’essai.

Lors de son autorisation début 2021, l’efficacité du vaccin Janssen était estimée à 96 % contre les hospitalisations et 76 % contre les formes sévères du Covid-19. Il permettrait également d’éviter deux tiers des formes symptomatiques. Ce mardi, la société a revu ces pourcentages. La vaccination, en une dose, a réduit les hospitalisations de 81 % et les infections de 79 %, avance Johnson & Johnson. Une efficacité élevée mais moins haute que celle observée après une seconde injection.

Douze fois plus d’anticorps

Ce « booster » permet également de multiplier par douze la production d’anticorps quand il est administré six mois après la première injection. Ces résultats viennent confirmer, et même dépasser, des données provisoires, parues en août. Le «Wall Street Journal» avançait alors qu’une deuxième dose de vaccin conduisait à une multiplication par neuf des anticorps chez le patient vacciné par rapport au niveau obtenu grâce à la première dose.

Néanmoins, le niveau d’anticorps varie largement en fonction du moment de l’injection de la seconde dose. Lorsque celle-ci est administrée deux mois après la première injection, elle déclencherait une augmentation de quatre à six fois des niveaux d’anticorps.

Initialement jugé prometteur, notamment pour les campagnes de vaccination dans les pays en développement, du fait de ses caractéristiques (unidose, conditions de conservation moins contraignantes que pour les vaccins à ARN-m), le vaccin anti-COVID de Janssen a été largement délaissé, du fait de ses effets indésirables rares mais potentiellement graves (caillots sanguins atypiques, syndrome de Guillain-Barré).

En France, seuls les plus de 55 ans peuvent recevoir ce vaccin. Considérant que « les données disponibles ne permettent pas de confirmer l’efficacité à long terme du schéma de vaccination à une dose du vaccin Janssen contre le variant Delta », la Haute autorité de la Santé a décidé de préconiser l’injection d’une dose de vaccin à ARN-m (Pfizer ou Moderna) à partir de 4 semaines après l’injection de vaccin J & J. La question d’un rappel avec le vaccin de J & J ne devrait donc pas se poser.

Source: Les Echos 

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