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Dette publique: le FMI tire la sonnette d’alarme

Le Maroc fait face, depuis bientôt une décennie, à un ralentissement économique de plus en plus inquiétant, aggravé par la Crise du Covid, par la sécheresse, et par la guerre en Ukraine. Or, en matière de dépenses, le pays ne semble pas avoir privilégié l’option de l’austérité. Au contraire, une certaine générosité s’est même mise en place à l’occasion des aides liées au Coronavirus, mais aussi pour ce qui est des dépenses militaires et de grandes infrastructures.

Pour financer tout ça, il faut bien qu’il y ait de l’argent. Or, en l’absence de croissance, la dette reste le moyen le plus rapide (il y a aussi les privatisations).

Dans ce sens, les dernières données du FMI montrent qu' »en dix ans, soit entre 2013 et 2022, la dette publique afficherait une hausse de 15,4 points de pourcentage » (source Le Matin). Pessimiste encore, le Fonds projette un accroissement de la part de la dette par rapport au PIB pour se situer à 77,5% en 2023 et 78% en 2024. Il s’agit là d’un niveau jugé problématique, qui empêche le pays de disposer des marges de manœuvre suffisantes pour faire face aux chocs futurs.

En effet, fin de l’année dernière, à l’issue d’une mission virtuelle, le FMI avait prévenu le gouvernement sur le niveau élevé de l’endettement. «Pour renforcer la résilience et disposer de plus grandes marges de manœuvre budgétaires afin de faire face à de futurs chocs, les autorités marocaines devraient réduire davantage le déficit budgétaire global, et rapprocher, à moyen terme, le ratio dette sur PIB de son niveau d’avant la pandémie», avait préconisé l’institution.

 

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