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Santé: probable lien entre la consommation d’édulcorants et les maladies cardiovasculaires

Se passer du sucre à des fins sanitaires est aujourd’hui à la mode. Mais il semble que les substituts tels que aspartame et autres acésulfame-K et sucralose ne soient pas, non plus, plus cléments pour la petite santé des humains des temps modernes. Ainsi, d’après une récente étude française, un lien probable existerait entre la consommation de ces supplétifs et l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

En effet, travaillant sur les données de la cohorte française NutriNet-Santé (qui fait le suivi de la santé et des habitudes alimentaires de plus de 100 000 Français depuis 2009), le duo de chercheuses françaises Charlotte Debras et Mathilde Touvier (chercheuses en épidémiologie nutritionnelle à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale), affirme avoir trouvé « 1500 cas de maladies cardiovasculaires sur la période » et qu' »il y a une association statistiquement significative avec la consommation d’édulcorant, même si le sur-risque n’est pas énorme, heureusement» (source Libération.fr)

Concrètement, selon les observations des deux chercheuses publiées dans le British Medical Journal, sur 100 000 gros consommateurs d’édulcorants, on compte 346 cas de maladies cardiovasculaires contre 314 cas pour 100 000 chez ceux qui s’en passent.

Les édulcorants sont ces molécules utilisées par les industries agroalimentaires pour se passer de sucre. Elles s’appellent aspartame, acésulfame-K ou encore sucralose, et se retrouvent principalement dans les sodas et tous les produits dits «light» ou «sans sucre» mais aussi dans certains biscuits, chewing-gum, ou encore directement sous forme de sucrette.

Utilisés pour donner un goût sucré tout en évitant les méfaits du sucre, ils ne sont donc pas neutres pour autant. Dans le détail, l’aspartame est plutôt associé au risque d’AVC, alors que l’acésulfame-K et le sucralose sont plus associés à l’infarctus. «Ce sont des risques évitables. Sur les 330 additifs autorisés en Europe, seul un petit nombre a un bénéfice potentiel pour la santé humaine car ils permettent une meilleure conservation des aliments. Mais les édulcorants, émulsifiants et autres n’ont qu’un bénéfice marketing. Dès lors, la question de leur innocuité se pose plus fortement», juge Mathilde Touvier.

 

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