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Les répercussions de l’ingestion de sel sur la pression sanguine

Cette étude a révélé qu’une diminution de la consommation de sel entraîne une réduction significative de la pression artérielle chez la plupart des adultes âgés de 50 à 75 ans en seulement une semaine.

Cette baisse de la pression artérielle s’est avérée indépendante du statut d’hypertension (normotendu, hypertendu traité ou non, contrôlé ou non), de la prise d’antihypertenseurs, et d’autres facteurs tels que l’âge, le sexe et les comorbidités. Selon les auteurs, ces résultats suggèrent qu’une diminution cliniquement significative de la pression artérielle peut être atteinte après une semaine de régime hyposodé, avec des effets comparables à ceux des antihypertenseurs de première ligne.

Les données de Santé Publique France indiquent que 90% des Français dépassent la limite recommandée de 5 g de sel par jour établie par l’Organisation mondiale de la santé. Cette autorité préconise constamment de limiter les apports en sel dans l’alimentation. Bien que des essais contrôlés randomisés aient déjà démontré les bénéfices d’une réduction de la consommation de sel sur la pression artérielle, des questions persistent en raison de la variabilité de la sensibilité individuelle au sel et de l’exclusion fréquente des personnes sous traitement antihypertenseur de ces essais.

Une équipe américaine a donc entrepris de comparer les effets d’une réduction de la consommation de sel sur la pression artérielle chez des sujets normotendus et hypertendus, qu’ils soient traités ou non. Les participants ont été répartis aléatoirement en deux groupes, l’un suivant un régime hyper-sodé pendant une semaine (ajoutant environ 2 200 mg/jour à leur alimentation), puis basculant vers un régime hyposodé la semaine suivante (ajoutant environ 500 mg/jour). Le groupe inverse a suivi un parcours similaire en parallèle. Les mesures de la pression artérielle systolique et diastolique ont été prises en ambulatoire pendant 24 heures à l’inclusion et à la fin de chaque semaine de régime hyper- ou hyposodé. La conformité au régime a été vérifiée par des tests urinaires, et les sujets souffrant d’hypertension résistante ont été exclus.

Les résultats ont montré une variation médiane intra-individuelle de la pression artérielle moyenne de 4 mmHg entre les semaines sous régime hyper- et hyposodé (p<0,001), indépendamment du statut de tension artérielle des participants. Lors du passage au régime hyposodé, une réduction de la pression artérielle moyenne a été observée chez 73,4% des participants, et 46% d’entre eux ont été classés comme sensibles au sel avec une baisse égale ou supérieure à 5 mmHg.

À la fin de la première semaine, la pression artérielle systolique moyenne a diminué de 8 mmHg (p<0,001) chez les sujets suivant le régime hyposodé par rapport à ceux suivant le régime hypersodé. Cette tendance s’est maintenue à la fin de la deuxième semaine, indiquant des bénéfices constants indépendamment de l’âge, du sexe, de l’origine ethnique, avec des effets plus marqués chez les sujets ayant une pression artérielle initialement plus élevée ou un diagnostic de diabète.

Source : Univadis.fr

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