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Poisson/Ramadan : pourquoi les prix flambent, comment s’y prendre (zoom)

La flambée ramadanesque brutale des prix des produits de la mer, vous en avez certainement subi et senti l’impact. Les prix passent en effet du simple double. Vous vous demandez pourquoi et vous avez déjà un début de réponse : l’appétit de gain indécemment grand des vendeurs.

Il y a du vrai dans cela. L’augmentation de la demande pendant le Ramadan sur les poissons&co’ engendre « naturellement » un ajustement à la hausse des prix.

Sauf que c’est un peu trop. Exemple : le kilo de sardines peut se vendre au consommateur final à 15, 20 voire même 30 dirhams quand il ne coûte dans les halles des ports que 3,2, 3,5 dirhams. Bezaf!

La différence entre 3 dirhams et 30 dirhams c’est donc de la marge pure et qui ne va pas forcément au petit pêcheur.

En fait, avant d’arriver chez votre marchand habituel, le poisson transite par un nombre considérable d’intermédiaires : acheteurs-revendeurs (Le même phénomène constaté lors du Aid Kbir ou le mouton passe entre les mains d’une multitude de chennaqas avant d’arriver au consommateur final).

Chacun de ces poissonniers-semsars ajoute donc sa « petite » marge pour constituer une cascade de marges gonflant le prix final.

Peut-on empêcher un tel mécanisme?

S’il n’est pas illégal (le prix du poisson étant libre), il n’en demeure pas moins qu’un renchérissement de la sorte du prix (en dehors de toute logique de coûts) reste inéthique.

Que peut faire l’Etat? Sans aller jusqu’à imposer un prix de référence, les autorités compétentes peuvent définir un prix de référence, ou une fourchette avec prix min et prix max qui serviront de repère pour le consommateur final (à l’image de la grille des prix au m2 fixée par le fisc il y a quelques années).

Autre solution, le consommateur sait par pratique qu’il vaut toujours mieux acheter dans la halle du port que chez le poissonnier du coin. Mais a-t-on toujours le temps et l’envie pour telle « aventure »?

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