Code de la Presse : Comment El Khalfi a surpassé Ghellab

El Khalfi code de la presse 1 aout 2016 service public

El Khalfi code de la presse 1 aout 2016 service public

Le Maroc a enfin un Code de la Presse. Super. Sauf qu’il semble peu favorable une favorisation de la liberté de penser et de s’exprimer.

La critique principale qu’on peut lui faire est celle d’ouvrir la porte à la poursuite d’un journaliste dans le cadre du Code pénal, en dehors donc du Code de la Presse. Précisons que cette poursuite aura été déclenchée en réaction au travail journalistique du journaliste et non à autre chose relevant des actes moins spécifiques. Cela revient en effet à mettre sur un même pied d’égalité écrire un article ou agresser un citoyen avec une arme blanche! La volonté de créer un certain refoulement voire autocensure chez le journaliste au moment où il fait son travail n’est donc pas très loin d’une telle disposition. Chose qui est tout simplement anti-démocratique.

Le surdimensionnement de l’impact du produit journalistique se voit encore mieux illustré dans cette disposition concernant l’armée : un organe de presse ou un journaliste peut être poursuivi et sanctionné pour avoir influencé le moral des armées. Là c’est un peu trop gros : on sait bien que s’il y a un moral imperturbable c’est celui des militaires. C’est même une insulte qu’on leur fait en faisant passer de telles dispositions.

Avec ce Code de la Presse, El Khalfi aura donc réussi à faire pire que Karim Ghellab (Monsieur Code de la Route). Faire pire est décidément la meilleure façon d’entrer dans l’Histoire du pays!