Zoom sur le safran pur : Zaafrane el hor

Le safran est connu depuis la plus haute Antiquité. Les indiens qui l’employaient lors des cérémonies religieuses, l’importaient du Cachemire et les Égyptiens le cultivaient déjà à Louksor en 550 av. JC. Le safran avait à cette époque, pris une place importante en thérapeutique et tous les manuscrits arabo-musulmans le mentionnent longuement. Au Xème siècle, il était cultivé en Iran, en Syrie, en Afghanistan, en Inde et au Maghreb.

Au Maroc, il est présent dans la région de Taliouine, le Caid El Glaoui se faisait livrer la part de safran qui lui revenait dans de petites outres en peau tannée qui avaient la réputation de garder au produit toute son odeur. On cite aussi une production importante de safran à Marrakech et à Fès où on peut le voir communément dans les jardins privés.

Le safran est une plante à bulbe à feuilles vertes de la famille des Iridacées. On n’utilise que les stigmates rouge-orangé qui prolongent le pistil. La « reine des épices » dit-on, est la plus chère de toutes les épices. En effet, il faut 100 à 150.000 fleurs cueillies à la main aux premières heures du matin à l’automne, pour obtenir 1 kg de safran.

Dans la cuisine, le safran relève de son goût tenace si caractéristique les volailles, les viandes, les poissons, les soupes; à faible dose, on peut l’ajouter au thé à la menthe.

Le safran sert à fabriquer des encres de talismans et peut être des ovules pour favoriser la conception, ovules à base de safran, d’oxyde de fer, d’ail, de lavande, de menthe, de racines de renoncules, etc.