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Les jeunes écrivains marocains se distinguent avec brio en 2021

L’année 2021 a été marquée par une présence singulière et très distinguée des jeunes écrivains marocains dans le domaine littéraire à l'échelle arabe, à même de rafler, avec brio, une multitude de Prix littéraires décernés chaque année dans plusieurs pays.

Qu’il s’agisse de la littérature, de la critique, ou bien de la recherche en sciences sociales, les Marocains se sont fait une place de choix sur le podium et ont réussi à faire partie des listes des candidats présélectionnés pour ces Prix, qui visent à promouvoir la production littéraire et à stimuler la créativité des écrivains par le biais de récompenses annuelles dans le cadre de compétitions qui enregistrent une rude concurrence.

Parmi les moments forts de l’année 2021, il y a lieu de citer la sélection du jeune écrivain Abdelmajid Sebbata dans la « short list » de la 14ème édition du Prix international du roman arabe « Booker 2021 », avec son œuvre « Milaf 42 » (Le dossier 42), éditée par le Centre culturel arabe en 2020.

Lauréat du Prix du livre du Maroc (catégorie de la narration en 2018), le jeune Sebbata, qui n’a pas réussi à s’adjuger le prestigieux « Booker 2021 », a été hautement salué par le jury de cette édition, pour son oeuvre littéraire « complète à tous égards », à même d’être qualifiée par le président du jury, le poète libanais Chawki Bazih, de « vrai chef d’œuvre ».

Avant de figurer sur la « short list » du « Booker 2021 », Abdelmajid Sebbata faisait partie de la longue liste, qui comptait également le nom de son compatriote Youssef Fadel, pour son roman « La vie des papillons », publié aux éditions « Dar Al Mutawassit », aux côtés de 14 autres auteurs sélectionnés par le jury parmi 121 écrivains et romans candidats pour le même Prix.

Une autre distinction, et non des moindres sur le plan arabe, est le Prix « Katara » du roman arabe, dont la 7ème édition a été marquée par la victoire du jeune écrivain Younès Ouali dans la catégorie des romans non-publiés pour son manuscrit « Ahlass, une mémoire douloureuse ».

Le jeune Younès, qui poursuit toujours ses études à l’Institut spécialisé de technologie appliquée, avait affirmé dans une déclaration à la MAP, au lendemain de sa consécration, que cette distinction est le fruit des efforts consentis durant trois années, et se veut une source de motivation et un coup de pouce pour persévérer sur la même voie dans le cadre de son projet littéraire.

Commentant la présence des jeunes écrivains marocains, le poète et écrivain, Nizar Kerbout, a relevé, lui, dans sa déclaration à la MAP qu’il s’agit d’une importante réalisation qui donne des signaux forts aux niveaux national et international, qui doivent être pris en considération.

M. Kerbout, qui figurait, lui aussi, sur la « long list » du Prix Cheikh Zayed du livre dans sa 16ème édition (2021-2022) dans la catégorie « jeune auteur » pour son roman « l’avant-première », a expliqué que de nombreux noms de jeunes marocains ont été en lice dans de prestigieux Prix arabes et méritent estime et considération car ils représentent des projets de futurs écrivains très talentueux et pleins de créativité.

Interrogé sur l’importance de ces Prix pour faire connaître ces jeunes talents marocains, M. Kerbout a précisé que le grand vainqueur de ces Prix demeure le lectorat qui s’ouvre sur de nouveaux univers littéraires et prend connaissance de nouveaux noms dans le monde de la littérature.

Et de relever que chaque écrivain qui remporte un Prix se trouve dans l’obligation de faire preuve de davantage de créativité et de développer son expérience d’écriture, pour être à la hauteur de la lourde mission qui lui incombe.

S’agissant des moyens d’appui des jeunes auteurs, M. Kerbout, un médecin-dentiste et poète, a plaidé pour la recherche de solutions pertinentes et pragmatiques qui bénéficieront à ces jeunes écrivains en particulier.

Il a précisé que le travail assidu et sérieux demeure la seule voie pour « atteindre nos ambitions à davantage de connaissance, de liberté et de créativité », estimant que l’attention portée à l’adresse des jeunes doit être amorcée dès l’école, car il s’agit d’une période capitale dans la vie de chaque individu.

M. Kerbout a appelé, dans ce sens, à la canalisation des énergies et à la mobilisation des efforts pour aboutir à de nouvelles visions qui favorisent l’intégration des jeunes dans le champ culturel et permettent de réunir les conditions optimales pour faire étalage de leurs talents littéraires et artistiques et attester de leur présence dans le paysage culturel marocain.

Source: MAP

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