Une mesure structurante pour les PME
Selon L’Economiste dans son édition du 19 décembre, cette extension inclut une cohorte significative d’entreprises. Bien que ces structures représentent un volume élevé en nombre, leur poids financier reste modéré. Désormais, elles devront indiquer clairement les délais de paiement sur leurs factures.
Par défaut, ces délais ne pourront excéder 60 jours après la facturation. En cas d’accord préalable entre les parties, cette durée pourra être prolongée jusqu’à 90 jours maximum.
Facturation et délais : Des obligations renforcées
Les nouvelles entreprises concernées devront établir leurs factures au plus tard à la fin du mois où les services ou produits ont été livrés. Si aucune facture n’est émise dans ce délai, le calcul des délais de paiement commencera automatiquement à partir de la fin du mois de livraison.
Fait notable, le délai de paiement sera calculé en fonction de la date d’émission de la facture, et non celle de réception des marchandises ou services.
Déclaration obligatoire sur la plateforme SIMPL
Pour les entreprises dépassant un chiffre d’affaires de 2 millions de dirhams, la loi impose une déclaration annuelle des délais de paiement via la plateforme électronique « Simpl » de la Direction Générale des Impôts (DGI). La première déclaration devra être effectuée avant le 1er avril 2026.
Cette formalité inclut un état détaillé des factures impayées, validé par un expert-comptable ou un comptable agréé pour les structures dont le chiffre d’affaires n’excède pas 50 millions de dirhams. Même en l’absence de l’amende pour tout paiement tardif. Les sanctions prévues pour non-respect des obligations comprennent des pénalités en cas d’absence de déclaration, de dépôt d’une déclaration incomplète ou erronée, ainsi que de non-paiement des amendes. Ces pénalités varient en fonction du chiffre d’affaires de l’entreprise.