Biscuiterie : l’informel domine et inspire

biscuits maroc 21 juillet 2016 food boisson

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Le marché de la biscuiterie-pâtisserie au Maroc est dominé par l’informel. Pour avoir une image à l’esprit de cela, rappelez-vous les galettes, mille-feuilles et autres madeleines vendues découvertes chez la laiterie du coin (mouches dessus bien sûr). Rappelez-vous aussi tous ces nouveaux vendeurs de gâteaux marocains de plus en plus ambulants et ces pâtissiers nouvelle génération qui vous vendent du pain-maison et des msemen sur le trottoir, au coin de la rue…

Les chiffres qui peuvent démontrer l’ampleur de l’informel doivent certainement exister. L’organe qui doit avoir les données les plus fiables doit être le HCP (si l’on exclue les services sécuritaires).

Mais, les cabinets spécialisés privés font des efforts aussi à ce niveau et la lecture critique de leurs datas permet de dégager des conclusions pertinentes allant dans le sens du constat premier.

Sur ce registre les chiffres d’étude Nielsen sur les parts de marché du secteur biscuiterie vient d’être révélés à travers visiblement l’un de ses clients . Les chiffres ont été relayés par le site Medias24.

Il en ressort que le premier est Mondelez (qui a racheté Bimo) avec 31%, deuxième Excelo (Genova, Momo, Eyo’s…) avec 26% et quelques autres petits opérateurs avec Henry’s en tête dont la part ne dépasse plus 8% du marché!

Cela pour les opérateurs identifiés.

Les autres, les micro-offreurs, représentent un bloc qui s’accapare 23% du marché! Un chiffre qui ne doit pas refléter leur poids exact étant donné que l’informel est par essence ces activités difficiles à recenser.

L’explication d’un tel succès de l’informel réside entre autres dans la faiblesse du pouvoir d’achat de la majorité écrasante des marocains.

Pour preuve, les opérateurs structurés cités en haut essayent d’offrir des produits à des prix de plus en plus bas avec comme leitmotive la formule magique : 1 dirham = 1 unité.

Excelo, le marocain semble y arriver. Mondelez, l’US, semble en payer les frais…