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Réduire la caféine: une période d’adaptation avant des effets positifs sur l’humeur

Diminuer sa consommation de caféine peut améliorer le sommeil et contribuer à stabiliser l’énergie au cours de la journée. Mais la transition n’est pas toujours immédiate : fatigue, irritabilité, anxiété ou baisse de moral peuvent apparaître durant les premiers jours, avant de généralement s’atténuer en une à deux semaines.

Réduire le café fait partie des habitudes souvent adoptées pour améliorer le sommeil ou limiter le stress. La démarche peut toutefois produire, dans un premier temps, des effets contraires à ceux recherchés.

Le corps et le cerveau habitués à une consommation régulière de caféine doivent en effet s’adapter à sa diminution. L’intensité de cette période transitoire varie selon la quantité habituellement consommée, la rapidité de la réduction et la sensibilité de chacun à la caféine.

Fatigue et irritabilité possibles les premiers jours

La diététicienne Lyndsay Hall explique que les premiers effets peuvent apparaître rapidement après la diminution de la consommation.

Fatigue, irritabilité, anxiété ou légère baisse de moral figurent parmi les manifestations possibles pendant que le cerveau s’adapte à un apport moins important en caféine.

Ces symptômes ne sont généralement que temporaires. Selon la spécialiste, ils ont tendance à s’atténuer ou à disparaître dans un délai d’une à deux semaines après la diminution ou l’arrêt de la caféine.

Tout le monde ne réagit cependant pas de la même manière. Une personne consommant beaucoup de café et réduisant brutalement ses apports pourra notamment connaître une transition différente de celle d’un consommateur occasionnel diminuant progressivement sa consommation.

Une énergie potentiellement plus régulière à terme

Une fois cette période d’adaptation passée, la diminution de la caféine peut produire des effets différents sur le quotidien.

L’un des bénéfices avancés concerne une énergie plus régulière au cours de la journée, avec moins d’alternance entre les phases de stimulation et les baisses d’énergie associées à la consommation de café.

Le sommeil peut également s’améliorer chez les personnes sensibles aux effets de la caféine. Un endormissement plus facile et un sommeil de meilleure qualité peuvent, à leur tour, avoir des répercussions positives sur la vigilance et l’humeur durant la journée.

Les personnes sujettes à l’anxiété pourraient également ressentir davantage les effets d’une diminution, la caféine étant susceptible de renforcer certains mécanismes associés au stress.

Ces bénéfices ne sont toutefois pas systématiques. Certaines personnes peuvent réduire leur consommation sans constater de changement majeur dans leur humeur ou leur niveau d’énergie.

Une diminution progressive plutôt qu’un arrêt brutal

Pour limiter les désagréments liés à la baisse de caféine, une réduction progressive est généralement préférable à un arrêt soudain.

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées : réduire la taille des tasses, remplacer progressivement une partie du café classique par du décaféiné ou supprimer une tasse quotidienne.

Selon Lyndsay Hall, conserver temporairement un apport quotidien compris entre 50 et 100 mg de caféine, soit approximativement l’équivalent d’une tasse de café, peut également contribuer à limiter les effets associés au sevrage.

L’objectif consiste ainsi à laisser à l’organisme le temps de s’adapter. La baisse de moral ou la fatigue ressenties au début ne signifient donc pas nécessairement que la diminution du café produit un effet négatif durable : elles peuvent simplement correspondre à une phase transitoire avant un nouvel équilibre.

Avec elle.fr

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