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Huile alimentaire: une campagne de boycott en vue?

En cause, une hausse substantielle des prix sur fond de flambée à l'international!

On se souvient encore de la dure campagne de boycott des produits laitiers Danone et de l’eau minérale Sidi Ali en 2018. Elle était partie des réseaux sociaux sur fond de contetstion des prix pratiqués jugés trop chers par rapport au pouvoir d’achat du consommateur.

Aujourd’hui, les prémisses d’un boycott similaire se font jour sur les réseaux sociaux portant sur l’huile alimentaire de la marque Lesieur. On est toutefois du degré de mobilisation de 2018.

Pour cause, une hausse de 2 dirhams du du prix au litre. Cette décision semble en effet faire suite à une hausse au niveau international de l’ensemble des matières premières agricoles, y compris les huiles végétales.

En effet, en janvier dernier les cours mondiaux des produits alimentaires ont enregistré leur huitième mois de hausse continue! Ainsi, l’indice FAO des prix des produits alimentaires a gagné 4,3 % par rapport au mois de décembre . « Il s’agit de la moyenne mensuelle la plus élevées depuis juillet 2014 », commente le média spécialisé commodafrica.com. Ces résultats sont imputables à la très forte hausse des céréales, des huiles végétales et du sucre, ainsi que des s des produits laitiers, de la viande, qui ont progressé dans une moindre mesure, souligne dans ce sens un communiqué de la FAO.

Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales a gagné 7,1 % par rapport au mois de décembre, une hausse qui perdure pour le septième mois consécutif. Cette augmentation est imputable principalement aux cours du maïs qui progressent de 11,2 % par rapport au mois de décembre et de 42,3 % par rapport au mois de janvier 2020 !

Une telle augmentation s’explique par le resserrement de l’offre mondiale, la baisse de la production et des stocks des Etats-Unis et des achats importants réalisés par la Chine.

Parmi les autres céréales, les prix de l’orge ont progressé de 6,9 % en janvier, ainsi que les prix du blé de 6,8 %. Les prix du sorgho restent stables tandis que les prix du riz continuent leur envole suite à une demande importante de l’Asie et de l’Afrique.

¨Pour ce qui est des huiles végétales, l’Indice FAO a progressé de 5,8 % en janvier, son plus haut niveau depuis mai 2012! Et ce en raison des cours de l’huile de palme, du soja et de tournesol. La production d’huile de palme en Indonésie s’est avérée plus faible que prévue, par ailleurs, les disponibilités en huiles de soja sont moins abondantes qu’anticipées, ainsi que la récolte d’huile de tournesol.

D’autres denrées sont concernées: les produits laitiers qui augmentent de 1,6 %,, le sucre de 8,1 %, la viande de 1%, etc.

Cette situation de tension sur les prix est en effet attribuable naturellement à la situation des récoltes dans le monde mais surtout au comportement économique de la Chine, premier pays consommateur dans le monde des produits alimentaires, qu’il importe en grande partie.

Pour ce qui est de la situation au Maroc, Madih Ouadi, président de la FNAC, appelle à la réintroduction de la subvention sur les huiles alimentaires dans la mesure où ils constituent aujourd’hui une sorte de produits de première nécessité. « Il faut mettre à l’abri le consommateur démuni et le protéger des fluctuations des prix de la matière première qui peut connaître des augmentations impactant le pouvoir d’achat du pauvre consommateur marocain », insiste-t-il. Il précise par ailleurs, que « le consommateur a aussi le choix de le consommer ou pas le produit ou un service du moment que le droit du consommateur lui octroie ce droit ».

Il est clair aujourd’hui que, dans un contexte de post-pandémie, la sécurité alimentaire des consommateurs va devenir un enjeu majeur de géopolitique internationale.

Est-ce que le Maroc est préparé?

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