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Tanger: à cause de la sécheresse, des centaines de familles rurales migrent vers la ville 

Cette année, à cause du déficit hydrique que connaît la province de Chaouen, des centaines de familles ont décidé de quitter leurs douars pour aller s’installer à Tanger. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Depuis toujours, les périodes de sécheresse ont été à l’origine d’un exode rural plus ou moins massif dans notre pays. Cette année n’échappe pas à la règle. Du moins, c’est ce que rapporte le quotidien Al Akhbar qui fait état, dans son édition du lundi 12 septembre, d’un déplacement massif, dans la région du Nord, des populations rurales vers la ville du Détroit.

D’après le quotidien, des centaines de famille ont ainsi décidé de quitter leurs douars dans la province de Chaouen à cause de la pénurie d’eau et l’assèchement des oueds et des sources d’eau, pour aller s’installer à Tanger. Il s’agit d’un véritable exode rural sans précédent, commente le quotidien. Ce phénomène a démarré début août pour se poursuivre jusqu’à ce début septembre, indique le quotidien qui n’avance toutefois aucune statistique ni chiffres officiels pour appuyer cette information. Le seul indicateur que le journal a avancé est le nombre des élèves originaires de la province de Chaouen et nouvellement inscrits à l’école, à Tanger.

Ainsi, et d’après l’auteur de cet article, tous les arrondissements de Tanger seraient en alerte générale à l’occasion de la rentrée scolaire de cette année. Car il faut trouver le moyen de faire face au surpeuplement des classes à cause d’une arrivée massive de nouveaux élèves issus des douars de différentes communes de la province de Chaouen, explique le quotidien.

Pour Al Akhbar, ce phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est accentué dernièrement. La ville étant, en effet, en plein développement, elle reçoit donc chaque année des centaines de demandeurs d’emplois. Ce qui a accentué le phénomène migratoire vers la ville.

L’auteur de l’article relève également que Tétouan connaît à son tour un phénomène similaire, quoique d’une moindre acuité. C’est une situation, poursuit le quotidien, qui fait augmenter, par exemple, la pression sur les logements et ouvre, par conséquent, la voie à la prolifération des constructions anarchiques, comme elle aggrave certains phénomènes marginaux tels la criminalité et la délinquance.

Cela étant, le quotidien affirme que les conditions de vie dans la province de Chaouen, qui se sont aggravées à cause du stress hydrique, ont également donné lieu à d’autres phénomènes, comme le suicide qui a dramatiquement augmenté durant ces dernières années. Pourtant, souligne-t-il, la région recèle un potentiel important en termes d’activité touristique. C’est une activité qui, une fois développée, pourrait permettre d’améliorer les revenus et le quotidien des habitants. Bien sûr, conclut le quotidien, les habitants doivent aussi bénéficier des conditions de base pour les inciter à rester, notamment du raccordement au réseau de l’eau potable.

Source: Le 360

 

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