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Prix du poulet: les aviculteurs demandent l’intervention du conseil de la concurrence

L'Association nationale des producteurs de poulet de chair interpelle le Conseil de la concurrence et le ministre de l'Agriculture au sujet de pratiques anticoncurrentielles auxquelles s'adonneraient des entreprises de vente d’aliments pour bétail. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Ahdat Al Maghribia.

Il n’y a pas que les consommateurs qui se plaignent de l’inflation des prix de la volaille. Les producteurs eux-mêmes sont loin d’être rassurés par la situation, et réclament aujourd’hui l’intervention du Conseil de la concurrence.

Comme le précise Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mercredi 16 novembre, c’est l’Association nationale des producteurs de poulet de chair (ANPC) qui vient de réagir à la situation que connait le secteur, et qui est marquée non seulement par la hausse des prix de vente, mais également des intrants. «L’ANPC dénonce certaines pratiques que l’on pourrait qualifier d’illégales, et dont seraient auteurs les entreprises de vente d’aliments pour bétail. Ces dernières appliquent d’une manière unifiée des hausses de leurs prix, sans pour autant que cela ne soit tout le temps justifié», souligne le journal.

Dans son communiqué, ajoute le quotidien, l’ANPC se plaint que les compagnies en question continuent à réviser leurs prix à la hausse, alors qu’en parallèle, les coûts d’importation de leurs intrants baissent. Cette situation n’est pas sans conséquence sur le porte-monnaie de la ménagère qui doit faire avec une inflation importante des prix du poulet, consécutive à cette hausse des prix des aliments composés.

L’association professionnelle s’attaque également à la problématique de la qualité des aliments qui semble, selon ses dires, en baisse avec un non-respect flagrant des normes de qualité. C’est pourquoi elle appelle, en plus de l’intervention du Conseil de la concurrence pour mettre un terme aux pratiques anticoncurrentielles, à une réaction du ministère de l’Agriculture qu’elle accuse d’ignorer la filière et ses doléances.

L’ANPC interpelle, en outre, la tutelle pour l’ouverture d’un dialogue avec la profession afin de discuter des moyens de répondre aux problématiques actuelles du secteur, mais aussi de sa réforme. Comme le rapporte le journal arabophone, l’association se dit également étonnée de voir le ministère réfléchir à un troisième contrat-programme pour la filière, sans qu’une évaluation concrète ne soit faite des deux précédents dont les résultats sont loin de satisfaire toutes les parties.

Source: Le 360

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