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Le HCP va recenser les entreprises des secteurs informels

Dans le cadre de ses enquêtes périodiques, le HCP a lancé une opération de recensement des structures informelles. La première étape débutera en 2023 avec le ciblage de 19.000 unités informelles. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le Haut-commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi, lance la plus grande enquête jamais menée sur le secteur informel dans notre pays. Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du mardi 29 novembre, que l’étape de la collecte des données sur le terrain va commencer au cours du deuxième semestre de l’année prochaine.

Cette étude couvrira tout le Royaume et ciblera, au début, un échantillon de plus de 19.000 unités informelles dans les secteurs de l’industrie, du commerce, des services et du BTP.

Selon certaines sources, cette opération permettra au gouvernement d’accélérer sa stratégie de lutte contre le secteur informel, dont le chiffre d’affaires dépasserait quatre milliards de dirhams. Une enquête nationale, réalisée par le HCP entre 2013 et 2014, souligne que la part du secteur informel dans le volume total des emplois créés s’est élevée à 28,7%, tandis que sa contribution au PIB a atteint 11%.

Une autre étude publiée par Bank-Al Maghrib souligne que la variation de l’économie informelle par rapport au PIB n’a cessé de baisser durant la période 2009/2018, passant de 40% à moins de 30%. «Toutefois, la persistance d’importantes activités informelles nécessite des réformes structurelles supplémentaires, notamment celles liées à l’éducation, au système judiciaire, à la politique fiscale et au marché du travail», précise l’étude. Pour ce faire, cette dernière préconise le développement des capacités de l’administration fiscale pour un contrôle ciblé et la gestion des impôts et des cotisations sociales par une seule administration.

Al Akhbar souligne que si la publication de Bank Al-Maghrib insiste sur les inconvénients de l’économie souterraine, il n’en demeure pas moins qu’elle a des effets bénéfiques, aussi bien sur le plan économique que social. Il est vrai que les structures opérant au noir ne paient ni impôts ni cotisations sociales, tout en pratiquant une concurrence déloyale aux entreprises formelles. Cependant, plusieurs organismes internationaux n’hésitent pas à faire prévaloir leur contribution à la création d’emplois et à l’équilibre budgétaire du pays.

Source: Le 360

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