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Provinces du Sud: le Ministère de l’Intérieur enquête sur la dilapidation des deniers publics dans certaines communes

L’Inspection générale de l’administration territoriale a audité les comptes de certaines communes dans les provinces du Sud, dont ceux du conseil de la commune de Zag où planent des soupçons de dilapidation des deniers publics. Cet article est une revue de presse du quotidien Assabah.

L’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT) enquête sur plusieurs dossiers sur lesquels planent des soupçons de dilapidation des deniers publics et de trafic d’influence dans des communes relevant des provinces du Sud.

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du lundi 9 janvier, que les gouverneurs de ces provinces ont reçu des correspondances de l’IGAT basées sur les accusations de certains élus dénonçant la mauvaise gestion des dirigeants de ces communes. Des sources indiquent que l’IGAT prévoit de recevoir bientôt les premières réponses à ses observations de la part des dirigeants du bureau du Conseil communal de Zag relevant de la province d’Assa.

Parmi les plus importants dossiers évoqués par les inspecteurs de l’IGAT, figure la disparition d’une somme de 700.000 dirhams représentant une subvention que la Direction des collectivités territoriales avait accordée à cette commune pour régulariser les dossiers administratifs et financiers de dizaines de fonctionnaires suite à des décisions judiciaires.

L’autre dossier soulevé par l’iGAT concerne les dépenses allouées à la consommation de carburant, qui dépassent les moyens financiers de la commune. Il s’est avéré en outre que la commune a mis 7 voitures à la disposition de personnes qui n’exercent aucune fonction officielle et qui ne sont membres ni du bureau dirigeant ni du Conseil de la commune.

Le quotidien souligne que l’IGAT enquête également sur les montants des subventions accordées aux associations et les critères d’attribution sachant que les élus ont, à plusieurs reprises, alerté les autorités locales sur les irrégularités qui entachaient leur utilisation.

Par ailleurs, les autorités locales ont refusé d’autoriser la tenue d’une session extraordinaire du Conseil communal de Zag suite à une demande officielle signée par les deux tiers des membres du conseil, comme le prévoit la loi.

Les conseillers communaux ne comprennent pas ces atermoiements dans l’application d’une disposition légale explicite, d’autant que les autorités de tutelle avaient reçu quatre demandes dans ce sens, dont la dernière a été accompagnée d’un ordre du jour de douze points.

Source: Le 360

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