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Production légale de cannabis: le premier projet sort de terre

Une unité de transformation de cannabis verra le jour dans la province de Chefchaouen. Sa production sera utilisée dans plusieurs industries alimentaires, médicales et paramédicales. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

La loi autorisant la production de cannabis à des fins médicales, cosmétiques et industrielles étant en vigueur depuis  2021, l’heure est aux projets concrets. C’est ce dont nous informe Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 8 mars. Le quotidien indique ainsi que la première unité de transformation du cannabis à usage alimentaire et médicamenteux est en cours de construction. Le projet est porté par une coopérative de la région de Bab Berred: Bio Cannat.

D’après les premiers élément, l’unité précitée sera dédiée à l’extraction du cannabidiol, cannabigdol, cannabinol, utilisés dans plusieurs industries alimentaires, médicales et paramédicales. «Il est à noter qu’en octobre dernier, la coopérative Bio Cannat a été la première au Maroc à décrocher l’agrément de transformation du cannabis parmi les 10 agréments délivrés par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC)», rappelle Les Inspirations Eco.

Après la mise en place du cadre juridique de l’usage légal du cannabis à des fins médicales, cosmétiques et industrielles et les campagnes de sensibilisation au profit des agriculteurs, l’ANRAC a en effet lancé sa plateforme digitale dédiée aux autorisations. A février dernier, pas moins de 230 licences ont été accordées.

Il s’agit de 100 autorisations pour des agriculteurs, 59 pour des acteurs dans le secteur, 30 pour des entreprises, 4 au profit de coopératives et 30 pour des auto-entrepreneurs. L’enjeu est de taille. Le marché mondial du cannabis légal, en forte croissance, devrait atteindre les 114 milliards de dollars en 2028, contre 8,1 milliards de dollars en 2018.

S’agissant des agriculteurs, le bénéficiaire des autorisations devrait être membre des coopératives spécialement créées à cet effet, être propriétaire de la parcelle de terrain nécessaire à cette fin ou avoir l’accord de son propriétaire pour y cultiver le cannabis, ou encore disposer d’un certificat délivré par l’autorité administrative locale attestant qu’il exploite ladite parcelle.

La loi stipule également que les titulaires des autorisations de création et d’exploitation de pépinières de cannabis, des autorisations d’exportation et des autorisations d’importation de ces semences et de ces plants doivent respecter les prescriptions du cahier des charges établi par l’Agence et comportant, notamment, les normes à respecter pour lesdites opérations.

Source: Le 360

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