Au Maroc, les systèmes éducatifs autres que français calent

British International School casablanca 8 juin 2016 formation carriere

British International School casablanca 8 juin 2016 formation carriere

«L’épanouissement des élèves est un plus pour notre pays. Développement d’une attitude responsable, sens de la communication et de l’autonomie sont des valeurs universelles valables au Maroc comme à l’étranger, et très recherchées dans la société. Il s’agit de ce nous appelons les compétences du 21ème siècle». Le propos est de Mounir Houari, directeur de la British School, première école britannique du pays. La réflexion, formulée lors d’une interview accordée à L’Economiste du 7 juin 2016, est en effet en total cohérence avec l’esprit de l’enseignement anglais et avec les réalités culturelles et économiques des pays développés dans l’ensemble. Mais, ce système basé sur le leadership, l’affirmation de soi et sur la sublimation de l’échec, pourra-t-il fonctionner au Maroc ? Il ressort d’après les expériences des autres établissements anglo-saxons installés dans le pays que les lauréats ont généralement beaucoup de mal à s’adapter à la culture d’entreprise locale qui est, elle, très francophone. C’est-à-dire qui favorise le conformisme et la soumission aux codes dits et non-dits au détriment du résultat, de la performance et de la prise d’initiative. Est-ce que les systèmes d’enseignements privés, notamment importés, finiront un jour par transformer l’économie et, avec, les pratiques managériales ? L’espoir demeure permis.