
Les prix des carburants ont de nouveau augmenté au Maroc au début du mois de mars. Depuis ce dimanche 1er mars, le litre de gasoil comme celui de l’essence affiche une hausse de 0,25 dirham dans plusieurs stations-service du Royaume.
Il s’agit de la deuxième augmentation depuis le début de l’année, après une première révision intervenue en février.
Nouveaux tarifs à Casablanca
À Casablanca, les relevés effectués dans le centre-ville confirment l’application de cette hausse.
Dans les stations Afriquia et Shell, le gasoil est désormais affiché à 10,80 dirhams le litre, tandis que l’essence atteint 12,49 dirhams. Chez Petromin Oils, le diesel s’établit à 10,79 dirhams et l’essence à 12,50 dirhams.
Avant cette révision, le litre de gasoil s’élevait à environ 10,57 dirhams et celui de l’essence à près de 12,26 dirhams, avec des variations selon les régions et les distributeurs.
Certains opérateurs ont appliqué les nouveaux tarifs dès la nuit de samedi à dimanche, d’autres au cours de la journée du 1er mars, conformément au fonctionnement du marché libéralisé en vigueur depuis 2015.
Marchés internationaux sous tension
Cette hausse intervient dans un contexte de forte volatilité des cours du pétrole sur les marchés internationaux, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Après des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les prix du brut ont enregistré une hausse d’environ 9% dans les échanges.
Le baril, qui évoluait autour de 73 dollars en fin de semaine dernière, pourrait se rapprocher des 80 dollars, voire davantage selon certains analystes.
L’Iran figure parmi les dix premiers producteurs mondiaux, avec une production estimée à 3,1 millions de barils par jour selon l’Opep. Les marchés surveillent également la situation au niveau du détroit d’Ormuz, par lequel transitent près de 20 millions de barils par jour, soit environ 20% de la consommation mondiale, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
Toute perturbation durable dans cette zone stratégique pourrait accentuer la pression sur les prix.
Un effet décalé au niveau national
Au Maroc, l’impact des fluctuations internationales ne se répercute généralement qu’avec un certain décalage, le temps pour les distributeurs d’écouler les stocks achetés aux prix antérieurs. Le stock de sécurité des produits pétroliers est estimé à environ deux mois.
Des sources professionnelles soulignent toutefois que la hausse actuelle s’inscrit dans des ajustements déjà anticipés en fonction des évolutions précédentes des marchés internationaux, et ne serait pas directement liée aux derniers développements géopolitiques.
Depuis le début de l’année, les prix ont connu plusieurs variations : des baisses significatives en janvier, suivies d’une reprise haussière en février, confirmée par cette nouvelle augmentation au début du mois de mars.
