Propreté/Casablanca: Trois zones attribuées sur quatre; Arma et SOS les gagnants

La ville de Casablanca a franchi une nouvelle étape dans la refonte de son dispositif de gestion des déchets ménagers et de propreté urbaine. Le Conseil communal a procédé à l’attribution de trois des quatre grands marchés prévus dans le cadre du nouveau contrat de gestion déléguée couvrant la période 2026-2033, tandis qu’une zone reste encore sans attributaire en raison d’offres financières jugées incompatibles avec les exigences du cahier des charges.
Le principal bénéficiaire de cette nouvelle répartition est le groupe Arma, qui consolide sa position sur le marché casablancais en remportant deux des quatre secteurs mis en concurrence. L’entreprise assurera la collecte des déchets et les opérations de nettoiement dans les arrondissements d’Anfa, El Fida et Mers Sultan, un périmètre représentant à lui seul près de 35 % du budget global consacré à la propreté de la métropole. Arma a également obtenu la gestion de la zone regroupant Aïn Chock et Hay Hassani.
De son côté, la société SOS s’est vu attribuer le lot couvrant les arrondissements d’Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi, Sidi Bernoussi et Sidi Moumen, des secteurs caractérisés par une forte densité urbaine et des besoins importants en matière de collecte et de nettoiement.
La troisième zone, qui englobe Sidi Othmane, Moulay Rachid, Ben M’Sik et Sbata, demeure en revanche en attente. Selon les informations communiquées, les propositions financières reçues n’ont pas permis de satisfaire les conditions prévues dans le cahier des charges, empêchant pour l’instant l’attribution du marché.
Au-delà de la répartition des opérateurs, ce nouvel appel d’offres marque une évolution notable des exigences imposées aux délégataires. La commune a en effet renforcé les obligations relatives aux moyens humains, aux équipements, à la fréquence des opérations de nettoyage ainsi qu’aux dispositifs de contrôle et de suivi de la qualité des prestations.
Le futur dispositif prévoit notamment un renforcement du parc de camions de collecte, une augmentation des moyens de balayage manuel et mécanique et une amélioration des standards de propreté dans les principaux axes routiers, les marchés et les quartiers à forte concentration de population.
Cette montée en gamme a toutefois un coût. Alors que la ville espérait maintenir le budget annuel de la propreté entre 1,2 et 1,3 milliard de dirhams, les offres retenues dépassent désormais ce seuil pour la période contractuelle 2026-2033. Cette hausse reflète l’augmentation des investissements exigés des opérateurs pour répondre aux nouveaux standards fixés par la commune.
L’appel d’offres a également été marqué par l’élimination de plusieurs concurrents importants. La société Averda a été écartée lors de l’examen administratif pour non-conformité de certains documents financiers exigés. Quant au groupe chinois JSYH, il n’a pas franchi l’étape de l’évaluation technique.
À travers ce nouveau dispositif, Casablanca cherche à améliorer durablement la qualité de ses services de propreté, un sujet régulièrement pointé par les habitants comme l’un des principaux défis de gestion urbaine de la métropole.
Avec Al Ahdath Al Maghribia
