Prix alimentaires à Casablanca: la tomate chute de 40%, les légumes globalement orientés à la baisse

Bonne nouvelle pour les ménages casablancais : les prix de plusieurs fruits et légumes poursuivent leur détente sur le marché de gros de Casablanca. Selon le dernier relevé publié par Casablanca Prestations, la tendance est largement orientée à la baisse, avec une chute particulièrement marquée des prix de la tomate.
Produit incontournable du panier des ménages marocains, la tomate enregistre la correction la plus spectaculaire de la semaine. Son prix maximal est passé de 7,50 DH à 4,50 DH le kilogramme, soit une baisse de près de 40%. Une évolution qui pourrait progressivement se répercuter sur les marchés de détail et alléger quelque peu la facture alimentaire des consommateurs.
La baisse concerne également plusieurs autres légumes de grande consommation. Les carottes, les oignons frais, les pommes de terre, les concombres et les aubergines affichent tous des prix inférieurs à ceux observés la semaine précédente. Les choux et choux-fleurs, quant à eux, demeurent stables à des niveaux relativement bas.
Du côté des fruits, la situation apparaît plus contrastée. Les oranges poursuivent leur recul tandis que les abricots enregistrent également une baisse sensible. Les pêches restent stables, tout comme la pastèque, dont les prix continuent de bénéficier d’une demande soutenue avec l’arrivée des fortes chaleurs.
Les produits les plus chers du marché conservent pour leur part leurs niveaux habituels. C’est notamment le cas des avocats, dont les prix oscillent toujours entre 20 et 35 DH le kilogramme, ainsi que des pommes locales et importées.
Cette évolution confirme une tendance observée depuis plusieurs semaines : l’amélioration de l’offre de produits maraîchers contribue progressivement à détendre les prix après plusieurs mois de volatilité.
Un point continue toutefois d’interroger les observateurs. Pour la troisième semaine consécutive, le bulletin de Casablanca Prestations ne comporte aucune donnée sur les prix de la viande rouge dans les abattoirs municipaux. Une absence qui prive les consommateurs d’un indicateur important à un moment où le coût des protéines animales demeure l’une des principales préoccupations des ménages.
Au final, même si tous les produits ne sont pas concernés, la baisse observée sur plusieurs légumes de base constitue un signal positif pour le budget alimentaire des familles, particulièrement à l’approche de la période estivale où la consommation de fruits et légumes augmente traditionnellement.
