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Carburants: quelles solutions pour faire baisser durablement les prix à la pompe?

Alors que le litre de gasoil dépasse toujours les 14 dirhams dans plusieurs villes du Royaume, la question d’une baisse durable des prix des carburants continue d’alimenter le débat public. Fiscalité, concurrence ou retour du raffinage local : plusieurs pistes sont régulièrement avancées pour alléger la facture des consommateurs.

La première concerne les taxes. La TIC et la TVA représentent une part importante du prix final payé à la pompe. Certains pays européens ont choisi de réduire temporairement ces prélèvements pour limiter l’impact de la hausse des cours internationaux. Au Maroc, une telle mesure offrirait un soulagement immédiat aux automobilistes, mais priverait également l’État de recettes importantes destinées au financement des politiques sociales et des investissements publics.

La question de la concurrence reste également au cœur des discussions. Depuis la libéralisation du secteur en 2015, les prix sont censés évoluer en fonction des marchés internationaux et du jeu concurrentiel entre distributeurs. Pourtant, de nombreux consommateurs s’interrogent sur la faible amplitude des écarts observés entre les enseignes, malgré les variations des cours mondiaux. Les sanctions prononcées par le Conseil de la concurrence en 2023 ont d’ailleurs ravivé le débat sur le fonctionnement réel du marché.

Autre sujet récurrent : l’avenir du raffinage national. Dix ans après l’arrêt de la Samir, certains experts estiment qu’une capacité locale de raffinage pourrait contribuer à réduire la dépendance aux importations de produits déjà transformés et offrir davantage de flexibilité en période de tensions internationales. D’autres considèrent toutefois que le retour à cette activité ne garantirait pas automatiquement une baisse des prix pour le consommateur final.

Pour Khalid Doumou, aucune solution miracle n’existe. La baisse des prix à la pompe passe par une combinaison de plusieurs leviers : une concurrence plus efficace, une meilleure sécurisation des approvisionnements, des capacités de stockage renforcées et, lorsque la conjoncture l’exige, des mécanismes ciblés de soutien aux ménages et aux professionnels les plus exposés.

Au final, le véritable enjeu reste celui du pouvoir d’achat. Pour les consommateurs, l’objectif n’est pas tant de débattre des mécanismes économiques que de retrouver des prix plus supportables et plus prévisibles dans leurs dépenses quotidiennes de mobilité.

Avec Le360

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