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Paiement électronique: BAM et le Conseil de la concurrence saluent l’ouverture du marché

Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence dressent un premier bilan positif de la réforme du marché marocain du paiement électronique par carte. Les deux institutions estiment que les mesures engagées depuis fin 2024 ont permis de renforcer la concurrence, de diversifier l’offre et de favoriser le développement des paiements électroniques au service de l’inclusion financière.

Dans un communiqué conjoint, les deux autorités mettent en avant les résultats de leur coopération autour de la mise en œuvre des engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire (CMI) et ses banques actionnaires. Ces engagements prévoyaient notamment la fin de l’activité d’acquisition monétique du CMI et l’ouverture du marché à de nouveaux opérateurs.

Conformément au calendrier fixé par le Conseil de la concurrence, le CMI a cessé de prospecter de nouveaux commerçants à partir du 1er novembre 2024 et a progressivement transféré son portefeuille de contrats, tout en continuant à assurer son rôle de plateforme technique accessible à l’ensemble des établissements de paiement dans des conditions transparentes et non discriminatoires.

De son côté, Bank Al-Maghrib a accompagné les nouveaux acteurs du secteur en veillant au respect des exigences de sécurité, de continuité de service et de fiabilité des infrastructures de paiement.

La réforme s’est également traduite par une baisse des commissions monétiques. Après avoir plafonné les frais d’interchange à 0,65 % en 2024, Bank Al-Maghrib a décidé de les ramener à 0,5 % à compter du 1er octobre 2026. Un plafond spécifique de 0,15 % sera appliqué aux paiements effectués par les administrations publiques ainsi qu’au commerce de proximité.

Selon BAM et le Conseil de la concurrence, ces évolutions ont permis de faire passer le marché d’un modèle reposant sur un seul acquéreur à une architecture ouverte à plusieurs opérateurs, favorisant une concurrence accrue, une diversification des services proposés aux commerçants et une réduction des coûts d’acceptation des paiements électroniques.

Les deux institutions indiquent qu’elles poursuivront leur coopération afin de suivre l’évolution du marché et d’accompagner le développement de solutions de paiement électroniques plus accessibles, plus sécurisées et plus compétitives pour les citoyens comme pour les commerçants.

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