
Casablanca – Le fonctionnement concurrentiel des marchés marocains ne doit pas être évalué uniquement à l’aune de la disponibilité des produits. Pour Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence, le véritable défi économique reste désormais celui des prix, tout en préservant la diversité de l’offre, l’innovation et le libre choix du consommateur.
Invité des Grands Rendez-vous Médias24, Ahmed Rahhou estime que le Maroc dispose aujourd’hui d’un marché globalement bien approvisionné, sans pénuries majeures, grâce à l’ouverture des échanges et à la diversité de l’offre disponible. Pour lui, ces éléments constituent les premiers indicateurs d’un marché efficient.
Le président du Conseil de la concurrence rappelle toutefois que la disponibilité des produits ne suffit plus à répondre aux attentes des consommateurs. L’enjeu porte désormais sur la maîtrise des prix, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations des ménages.
Selon lui, la concurrence fonctionne correctement dans la majorité des secteurs de l’économie marocaine. En revanche, certaines filières continuent de concentrer les principales difficultés, notamment le médicament ainsi que les circuits de distribution des produits agricoles, où des marges d’amélioration subsistent en matière de transparence et d’efficacité.
Ahmed Rahhou souligne également que l’analyse des marchés ne peut se limiter au seul niveau des prix. La qualité des produits, la capacité d’innovation, la diversité des choix proposés aux consommateurs ainsi que la rapidité d’introduction des nouveautés constituent, selon lui, des indicateurs essentiels de la performance concurrentielle d’une économie.
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Le message du président du Conseil de la concurrence traduit une évolution des priorités économiques. Après plusieurs années marquées par les questions d’approvisionnement, le débat se déplace progressivement vers la formation des prix et le pouvoir d’achat. Pour les entreprises, cela signifie que la compétitivité ne se jouera plus uniquement sur la disponibilité des produits, mais aussi sur leur capacité à proposer des prix justes, transparents et perçus comme légitimes par les consommateurs. Pour les pouvoirs publics, la prochaine étape consiste à renforcer la concurrence dans les filières où les mécanismes de marché restent encore insuffisamment fluides.
Source: medias24.com
