Distribution/Commerce: un salon dédié en décembre

La première édition du Salon International du Commerce et de Distribution (SICD) aura lieu du 14 au 17 décembre 2017. Le Salon est organisé par la chambre du commerce d’industrie et de services de la région Casablanca-Settat, la première édition se tiendra  à la foire internationale à Casablanca

L’événement se veut un carrefour d’échange de grande envergure entre les producteurs des produits de grande consommation et les acteurs du secteur traditionnel (détaillants, semi-grossistes, grossistes, distributeurs…) qui est jusqu’à maintenant une cible difficile à atteindre, le Salon donne la parole à la marque pour mettre en avant ses innovations produits, mais aussi, à «l’épicier» qui est le mieux placé pour exprimer les besoins d’une large partie des consommateurs finaux… Du Win Win, le deal semble jouable pour la modernisation du commerce de proximité et la prospérité du secteur de la grande consommation au Maroc.

En chiffre, le commerce intérieur contribue à hauteur de 11% du PIB et emploie environ 1,2 million de personnes soit 12,8% de la population active marocaine. Le commerce intérieur a connu, durant cette dernière décennie, l’émergence de nouveaux modes de commerce et plus particulièrement les réseaux de franchise et de grande distribution.

Le commerce de proximité présente 58 % du chiffre d’affaires du secteur, il crée 36 % des emplois du secteur de commerce intérieur et 80 % de l’ensemble des points de vente.

Du point de vue « consommateur » la modernisation du commerce de proximité est-elle une priorité ?

Avec ce genre des événements, le consommateur est à l’honneur… Mais, est ce que le consommateur final est touché plutôt par la qualité, le prix ou la modernisation du secteur dans sa globalité ?
La réponse à cette question nécessite un sondage pour ressortir les véritables attentes des consommateurs, toutefois, l’écoute puis l’accompagnement des détaillants ne peut qu’améliorer la qualité des produits et des services au quotidien : d’une part, les usines et les importateurs auront une vision réelle sur la demande (les attentes / les mécontentements …) d’autre part, le métier d’épicier sera valoriser davantage, le concept se verra muter vers « la supérette » d’ailleurs, Le SICD prévoit des ateliers pratiques de formation (marketing, merchandising, finance…) ce qui permettra au secteur traditionnel de tenir le coup face la concurrence moderne.