Casablanca: un gouverneur viré pour non préservation du patrimoine architectural

Le capital immatériel est une affaire sérieuse. Elle l’est en tout cas assez pour limoger un gouverneur qui n’en assure pas la préservation.

Il s’agit de l’histoire vraie de Rachid Afirat qui jusqu’à hier était gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Casa-Anfa. Son poste il l’a perdu après avoir été limogé par le ministère de l’Intérieur pour « sa mauvaise gestion du dossier de la préservation du patrimoine historique et architectural de la ville ».

En effet, cette mauvaise gestion peut s’entendre à plusieurs niveaux:

-mauvaise réhabilitation de l’ensemble urbanistique du centre ville qui comprend à la fois la Médina et la Nouvelle Ville Européenne

-lenteur et retards impressionnants dans la réalisation des chantiers en question

-destruction accélérée des bâtiments historiques

Au sortir du confinement, la toile s’était émue de la démolition d’une villa datant au croisement entre le Bd Zerktouni et Bd d’Anfa; datant des années 30 du siècle dernier, elle était encore en bon état (voir photo). Difficile alors de ne pas y avoir la main invisible du lobby immobilier!

Pire encore, et cela peu en parlent, les arcades d’un des plus vieux monuments de la ville, savoir la prison dite Portugaise, sont exposées sans aucune protection ou indication sur l’avenue Hassan II, subissant à la fois l’érosion du temps, la pollution ambiante et les désagréments occasionnés par les chantiers alentours…

Casablanca n’a certes jamais été un dossier facile, et c’est une raison suffisante pour que de telles décisions se succèdent afin que l’on prenne sérieusement la mesure de la gravité de la tâche!

 

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