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Réactivation du comité de veille économique: Les entreprises alignent leurs doléances

La ministre des Finances, Nadia  Fettah Alaoui vient, suite à une réunion avec la CGEM, d’annoncer la réactivation du Comité de veille économique. Une décision qui peut réactiver l’espoir des professionnels de  certains secteurs malmenés par la crise et les fermetures répétitives des frontières et  par les mesures restrictives. Ces dernières ont été à l’origine d’importantes accumulations de dettes pour les entreprises et leurs salariés.  C’est le cas notamment de celles du transport touristique.

« Jusqu’à présent il n’y a que le soutien des salariés. Nous avons tenu une réunion le 7 décembre avec la Ministre du Tourisme qui nous a promis de trouver des solutions durables et non de colmatage comme cela a été le cas l’année dernière. À titre d’exemple, le report des dettes de trois mois. Nous voulons des décisions claires qui défendent les entreprises du secteur. Parmi, les doléances des professionnels figure l’inscription une partie de leurs dettes de 2020 et 2021 dans la prise en charge par la CCG. Le reste devant être reporté par les établissements de crédit », souligne Mohamed Bamnsour, secrétaire général de la Fédération Nationale du Transport Touristique. Les professionnels ont proposé que les intérêts des majorations de retard soient pris en charge par la Fondation Mohammed VI ou n’importe quelle autre caisse.

Au passage devant le parlement le lundi 21 décembre, la Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie Sociale et Solidaire, Fatima-Zahra Ammor, a annoncé que son département se penche sur la mise en place de chèques touristiques qui permettront de réduire les frais de voyage et de promouvoir ainsi le tourisme intérieur. Pour le moment, rien ne filtre sur les formules qui seront proposées ni sur leur volets fiscaux.

Que faire pour les TPE?

Au niveau des TPME,  l’optimisme n’est pas de rigueur. « Nous n’avons aucun espoir dans le comité de veille économique qui avait refusé que notre fédération y adhère. Je rappelle que ce comité n’a pas traité les dossiers urgent des TPE et qu’il n’y a pas de programme pour ces structures. Dans son discours, la ministre des Finances parle de l’importance de la relance avec les forces vives du Royaume. Il faut savoir que les TPE sont des forces vives du pays », note Abdellah El Fergui, président de la Confédération des TPE/PME. Selon la confédération, ce comité doit normalement être très actif au regard de la situation des TPME. Celles-ci vivent une crise très grave C’est le cas de centaines de milliers de TPE . « Il y a eu un changement au niveau du ministère et Maroc PME va se désengager des TPE. Ce qui est grave pour cette tranche d’entreprises qui sont au nombre de 4 millions.  Les GIE et les PME ont accès aux commandes publiques  et au financement tandis que les TPE et autoentrepreneurs n’y ont pas accès », ajoute El Fergui.
Durant le confinement la Confédération des TPE/PME a réalisé une étude qui a démontré que plus de 83,7% des PME, autoentrepreneurs coopératives et TPE étaient en arrêt total pendant trois mois et 16,7% étaient en arrêt partiel d’activité. « Mais à la sortie de ce confinement, il n’y a pas eu un plan de relance pour ces structures. Il y avait quelques contrats programmes avec certaines fédérations et qui n’ont pas abouti. Preuve en est, la fédération du tourisme qui ne cesse de rappeler que son secteur est asphyxié. Autrement dit, il ne s’agit que du bricolage, il n’y a pas réellement de programmes bien étudiés. Pourtant on savait très bien que la pandémie allait durer dans le temps », affirme El Fergui.

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