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Le plaidoyer du CESE contre le bétonnage du littoral

Représentant près de 3.500 km de côtes et plus de 80% du PIB, le littoral marocain est menacé par une urbanisation galopante. Le Conseil économique, social et environnemental réagit. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Quelque 3.500 km de côtes et plus de 80% du produit intérieur brut (PIB). C’est ce que représente le littoral marocain et cela devrait suffire à en assurer le développement durable. Dans les faits, c’est une autre paire de manches et cette richesse est menacée, alerte le Conseil économique, social et environnemental(CESE). «Le sujet du développement durable et la préservation de cet espace est d’une importance stratégique», affirme d’emblée Ahmed Reda Chami, président de cette instance, cité par le quotidien L’Economiste dans son édition du 3 octobre.

S’exprimant à Tanger, dans le cadre d’une première sortie hors Rabat du CESE, Chami a affirmé que la solution réside en une urbanisation maîtrisée. Le Conseil propose plusieurs recommandations centrées sur la mise en place d’une gouvernance participative et, surtout, une refonte de la politique d’urbanisation.

Également préconisée, une stricte application de la loi à l’aide d’instruments de planification spécifiques et l’adoption de schémas régionaux du littoral, toujours en instance d’application. «Le Conseil appelle aussi à assurer une meilleure coordination entre les documents d’urbanisme, les programmes territoriaux et les politiques sectorielles d’une part, et la loi sur le littoral d’autre part ainsi que de repenser la gouvernance et la gestion des zones littorales», lit-on dans L’Economiste. La région de Nador et l’agence Marchica qui en a la charge sont érigées en exemple pouvant servir de cas d’école.

Ahmed Reda Chami revendique également un assainissement de la situation des constructions situées dans le domaine public maritime ou dans la bande de100 mètres interdite à la construction. Également demandée, la réforme du cadre juridique en vigueur sur l’occupation temporaire du domaine public de l’Etat.

De ces réformes dépendra la pérennité d’un territoire précieux doté de richesses naturelles considérables et qui connaît la concentration de plus de la moitié de la population, participant à plus de 50% à la création d’emplois. Mais à moins d’une réflexion et d’actions sérieuses, tout un patrimoine risque de faire les frais d’une urbanisation galopante et d’un développement bien souvent anarchique où les intérêts prennent le dessus sur les enjeux environnementaux et l’impérative durabilité.

Source: Le 360

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