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Mise en garde contre de l’huile d’olive trafiquée

Avec la faible récolte d'olives cette année, le trafic illégal d'huile d'olive a le vent en poupe. Des mélanges, contenant des produits chimiques dangereux, inondent ces derniers temps les marchés. Une revue de presse tirée d'un article d'Assabah.

C’est malheureusement quelque chose auquel on s’est habitué à chaque fois qu’une inflation de grande ampleur est constatée. Des organisations citoyennes viennent de lancer une alerte sur la présence sur les marchés d’une huile trafiquée contenant de dangereux produits chimiques.

C’est ce que rapporte Assabah dans sa «Une» du vendredi 28 octobre, expliquant que cette huile est principalement présente sur les marchés de la région de l’Oriental. En fait, il semble que les associations qui ont révélé cette affaire ont réussi à identifier tout le processus auquel recourent les trafiquants pour inonder les marchés de ce produit trafiqué.

Et comme le précise Assabah, ils s’appuient pour cela sur le fort engouement qu’a la population locale pour l’huile d’olive. C’est en effet dans cette dernière qu’ils se sont spécialisés. Ils recourent, comme le précise la même source, à des entreprises fantômes sises à Melilla au nom desquelles ils réussissent à imprimer de fausses étiquettes d’emballage contenant de fausses informations sur le produit commercialisé, voire où sont inscrits les noms de sociétés de renom dans ce secteur.

Ces étiquettes sont ensuite acheminées vers Sebta où de l’huile d’olive réelle est mélangée, dans des entrepôts clandestins, avec une matière grasse fabriquée à partir de produit chimique. Il suffit par la suite de coller les fausses étiquettes sur le produit fini et de le faire acheminer grâce à la contrebande vers les marchés de l’Oriental.

D’après des sources du quotidien, ces pratiques frauduleuses ont actuellement le vent en poupe, à cause de la sécheresse qu’a connu le royaume cette année et qui a impacté la récolte des olives. De vastes réseaux organisés, disposant d’importants stocks d’huile d’olive issue des deux précédentes campagnes agricoles, profite de ce contexte et de la «matière première» dont ils disposent afin de trafiquer cette huile et de mettre sur le marché un produit frauduleux et dangereux.

Bien entendu, ils peuvent compter sur les prix plus bas qu’ils sont capables de proposer pour séduire un plus grand nombre de clientèle. Comme l’écrit le journal, au moment où l’huile d’olive est proposée sur les marchés à au moins 80 dirhams le litre, les produits trafiqués sont eux proposés à la vente à 40 dirhams le litre seulement, soit la moitié du prix réel.

Il est à rappeler que le trafic d’huile d’olive est une pratique connue de longue date et contre laquelle le ministère de l’Agriculture avait déjà dû réagir. Dans une circulaire adressée à ses différents services, il a déjà appelé à la vigilance des services de contrôle après que des informations lui ont été remontées sur l’existence d’un vaste trafic de cette huile sur le marché et qui menacerait la santé des citoyens.

Source: Le360

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