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Budget: l’Etat puisera davantage auprès de l’OCP et de la conservation foncière

Sous pression, le Trésor prévoit de chercher davantage de ressources auprès des grandes entreprises dans lesquelles il détient des participations. 16,4 milliards de dirhams seront ainsi encaissés. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Dans un contexte de crise et pour faire face à ses dépenses, l’Etat prévoit de piocher davantage dans les caisses des entreprises publiques où il est actionnaire. Quelque 16,4 milliards de dirhams d’encaissements sont ainsi prévus en 2023, soit une hausse de 50% par rapport à cette année.

Le gouvernement compte en cela sur l’OCP et sur la Conservation foncière. «C’est écrit noir sur blanc dans la liasse adossée au projet de loi de Finances. L’OCP, qui surfe sur une embellie des cours des phosphates et des engrais, rappelant celle du début des années soixante-dix qui avait poussé le Royaume à redimensionner son plan quinquennal, reste une valeur sûre», indique le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 9 novembre.

A fin septembre 2022, et sur les 11,42 milliards de dirhams reçus des entreprises par le Trésor, l’OCP a assuré plus de la moitié. Autre gros pourvoyeur de cash à l’État, la Conservation foncière avec 2,9 milliards de dirhams à fin septembre. Suivent derrière, Maroc Telecom (786 millions de dirhams) et Bank Al-Maghrib (565 millions de dirhams).

La tendance se poursuivra l’année prochaine. Le groupe OCP a augmenté son chiffre d’affaires de 50% en 2021, à 84,3 milliards de dirhams», lit-on. Le phosphatier devrait battre ce record cette année car la surchauffe des marchés d’engrais se poursuit, la pression de la demande restant très forte, un facteur auquel il faut ajouter la disparition de l’essentiel de l’offre russe.

Cette belle météo économique continue de rejaillir sur les performances du groupe. Et ce n’est pas le Trésor qui s’en plaindra. Dans ses projections, le groupe anticipe un chiffre d’affaires de 131,33 milliards de dirhams et un Ebitda de 54,25 milliards pour l’exercice 2022. «C’est du jamais-vu dans l’histoire économique du Maroc…Le géant mondial du phosphate, qui contrôle 70% des réserves mondiales, récolte les résultats de l’optimisation de son outil industriel et de sa stratégie de valorisation de la roche et de la montée en gamme», explique Les Inspirations Eco.

L’Agence de la conservation foncière, l’autre machine à sous de l’État-actionnaire, tient plutôt bon. L’an dernier, elle a versé 3,8 milliards de dirhams à son unique actionnaire pour un chiffre d’affaires de 8 milliards. «Elle devrait lui signer un chèque du même montant, en 2022, car elle doit reconstituer des réserves afin de financer de gros investissements dont la construction d’un nouveau siège social», écrit le quotidien.

Source: Le 360

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