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La coalition d’Akhannouch ne veut pas de zizanie dans ses rangs

En gelant l’adhésion de Hicham El Mhajri, très critique à l’encontre d’Aziz Akhannouch, le PAM cherche à faire valoir la cohésion gouvernementale. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 11 novembre dernier, le député du parti Authenticité et modernité (PAM), Hicham El Mhajri, avait adressé de vives critiques à l’encontre du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, en marge de l’adoption du projet de loi de finances 2023, en plénière par la Chambre des représentants. Inattendues d’un député issu d’un parti membre de la majorité gouvernementale, ces critiques ont agité le microcosme politique.

«J’aurais aimé que le Chef du gouvernement soit présent aujourd’hui pour qu’on l’écoute et qu’il nous entende. Il doit comprendre ce que les Marocains endurent, au même titre qu’il veut qu’on comprenne sa politique», avait déclaré Hicham El Mhajri, par ailleurs président de la commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville, à la Chambre des représentants, en absence d’Aziz Akhannouch.

La réaction du parti du tracteur ne s’est pas faite attendre. Réuni ce lundi 14 novembre, le PAM a gelé l’adhésion de Hicham El Mhajri au bureau politique. En effet, la formation dirigée par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, s’est empressée de condamner les critiques du député à l’encontre du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison du 16 novembre.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion du bureau politique, le PAM explique que «le député a exprimé des positions contraires aux principes, règlements et orientations du parti en matières d’alliances gouvernementales et n’a pas respecté l’engagement politique et constitutionnel liant son parti à la majorité gouvernementale».

Si la décision prise contre Hicham El Mhajri concerne le gel de son adhésion au bureau politique du PAM, les sources d’Al Ahdath Al Maghribia expliquent que la décision finale revient à une commission disciplinaire du parti. D’autres sources n’excluent pas le boycott des réunions de la commission de l’Intérieur présidée par El Mhajri par les députés de la majorité pour le contraindre à la démission.

Source: Le 360

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