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Le programme d’investissement vert de l’OCP se distingue par son délai de réalisation

Le nouveau programme d’investissement vert du Groupe OCP (2023-2027), présenté récemment devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, se distingue par son délai de réalisation, a estimé l’universitaire Smail Kabbaj, Directeur de l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Casablanca.

Il est important de noter pour ce projet le critère “délai de réalisation” qui pendant plusieurs années, pour les projets stratégiques similaires, s’étalait sur 10 à 15 ans, a relevé M. Kabbaj dans une déclaration à la MAP, faisant observer le resserrement des délais d’opérationnalisation, “ce qui en dit long sur les exigences Royales en termes d’engagement et de réactivité pour la réalisation du développement et de l’amélioration de la compétitivité du pays”.

Selon M. Kabbaj, le message est simple et clair: “L’effort qu’on produisait en 10 ans, doit aujourd’hui se faire en 4 ans. Ce message qui est en réalité un impératif, ne concerne pas l’OCP uniquement, il doit être compris par l’ensemble des composantes du pays”. Et d’ajouter que le Maroc est dans l’obligation de prendre place rapidement dans le VUCA World (Volatility, uncertainty, complexity and ambiguity).

Ainsi, l’universitaire a relevé le retard accusé pendant plusieurs années par la “machine du changement” qui prenait du temps à s’assembler, puis surtout à démarrer, et les plans et projets stratégiques d’une période dix ans avaient plus de chance d’être remplacés que … réalisés. En cycle PDCA (planifier, développer, contrôler et agir), on accordait 50% du délai de réalisation au “P”, et quand il n’était pas question d’un nouveau projet, les 50% restantes étaient réservées au “D” sans jamais passer aux “C et A”, a-t-il expliqué.

“Nous devons passer aujourd’hui du mode classique et long de gestion des projets, au mode flexible, moderne et efficace dit AGILE. Nous n’avons plus le temps de nous attarder sur des planifications qui ne verront jamais le jour, ou sur des cycles de production/réalisation longs et pénibles”, a dit M. Kabbaj, estimant que les systèmes d’opérationnalisation se doivent d’être flexibles, réactifs et efficaces, l’objectif n’étant pas de montrer que nous travaillons plus qu’il n’est question de parvenir à des résultats concrets.

Source: MAP

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