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Faillites en série des entreprises au Maroc

Quelque 12.397 entreprises ont mis la clef sous la porte en 2022, en hausse de 17,4%, et les nombres des sociétés créées est en chute libre par rapport aux précédentes années. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

C’est l’hécatombe et la tendance va en s’aggravant. L’alerte est donnée par le quotidien L’Economiste dans son édition du jeudi 19 janvier: 12.397 entreprises ont fait faillite en 2022, un chiffre en hausse de 17,4% par rapport à 2021.

Citant une étude du cabinet Inforisk, le quotidien indique également que pour chaque entreprise défaillante, quatre seulement ont vu le jour, contre cinq en 2021. Autant dire que les entrepreneurs potentiels ont perdu jusqu’à l’envie de se lancer.

Les faillites se sont surtout accentuées au cours des six derniers mois de l’année écoulée soit +24% par rapport à l’année 2021. Ces entreprises ayant déclaré faillite «ont été fortement impactées par les effets de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, laquelle est à l’origine d’une inflation inédite», lit-on.

Ceci, alors que les entreprises ont eu un recours croissant aux lignes de crédit et que le gouvernement a mis en place une série de mesures en faveur du tissu productif. A titre indicatif, le quotidien cite la hausse des plafonds de garantie au titre de l’offre Tamwilcom (ex-Caisse centrale de garantie) en vue de relever le potentiel d’offre de crédits de trésorerie. S’y ajoute également le rééchelonnement des crédits Oxygène et Relance pour une durée pouvant atteindre 3 ans.

«Pour autant, les deux crises ont mis à genoux les structures les plus fragiles, en particulier les très petites entreprises qui doivent le plus souvent jongler avec de longs délais de paiement», relève L’Economiste. D’ailleurs, les déclarations de faillite ont concerné pour 99,3% les TPME alors que les PME et les grandes entreprises ont été plus ou moins épargnées. Et les délais de paiement figurent parmi les principales causes des défaillances enregistrées.

Par secteurs d’activité, le commerce a été le premier à faire les frais de l’actuelle conjoncture, suivi de l’immobilier, du bâtiment et des travaux publics, du transport et de l’industrie manufacturière.

Tous les espoirs reposent, selon le quotidien, sur l’adoption de la nouvelle loi sur les délais de paiement qui vient d’être votée par la Chambre des représentants et qui pourrait assainir le climat des affaires et offrir un minimum de garanties aux entreprises.

Source: Le 360

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