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Limitation des exportations de la tomate: les professionnels montent au créneau

Les producteurs-exportateurs ont décidé de bouder la commission mixte chargée de la gestion et du suivi de l’approvisionnement du marché national. En cause, le manque visibilité par rapport à leurs engagements avec leurs clients étrangers. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Dans une lettre adressée au ministre de l’Agriculture, quatre associations représentant la majorité des producteurs-exportateurs de la tomate ont décidé de boycotter la commission mixte chargée de la gestion et du suivi de l’approvisionnement du marché national. «Cette action a été suivie par la tenue d’un sit-in, en ce début de semaine, au siège de la Chambre d’agriculture de la région Souss-Massa en présence aussi des professionnels de la filière et du président de la Chambre agricole régionale», indique le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 22 mars.

Ce mouvement s’indigne que cette commission ne se soit tenue que trois fois. Ses initiateurs critiquent également «la gestion unilatérale de la commission malgré les sollicitations des organes professionnels mentionnés de sa tenue impérative et le non-respect des quotas autour desquels les membres de la commission se sont concertés».

Les professionnels affirment que les exportations de la tomate ont marqué une baisse de 70% durant une semaine, voire de 100% les 18 et 19 mars 2023. De ce fait, «aucune quantité n’a été traitée par les stations de conditionnement et d’emballage, ce qui continue de priver les professionnels de visibilité surtout par rapport à leurs engagements avec les clients à l’étranger, notamment l’UE dans le cadre des obligations contractuels scellés avec eux», souligne la même lettre, relayée par le quotidien.

La réorientation de la tomate destinée à l’export vers le marché local, afin d’en garantir la disponibilité et l’accessibilité, porte atteinte aux engagements déjà pris par les producteurs-exportateurs dans le cadre de cette commission mixte. Surtout, et à l’instar de l’année dernière, «les quantités commercialisées sur le marché national ont été vendues, selon les professionnels, à des prix en deçà du coût de revient de la production de la tomate», lit-on.

En attendant une issue favorable à cette situation, surtout avec l’approche de ramadan, les restrictions mises en œuvre peuvent amener certains producteurs à ne plus planter la tomate durant les prochaines campagnes, alerte Les Inspirations Eco.

Source: Le 360

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