
À partir du 18 février 2027, l’Union européenne franchit une nouvelle étape dans la régulation du secteur technologique. Les smartphones et tablettes commercialisés sur son marché devront désormais intégrer des batteries facilement amovibles et remplaçables par les utilisateurs.
Cette obligation ne signifie pas forcément un retour aux téléphones à coque amovible des années 2000, mais impose des appareils conçus pour être démontés sans outils spécialisés, ou avec des outils fournis. Les fabricants devront également garantir la disponibilité des batteries de remplacement pendant sept ans après l’arrêt de commercialisation d’un modèle.
L’objectif est double. D’une part, allonger la durée de vie des appareils pour réduire les déchets électroniques et limiter l’obsolescence. D’autre part, consacrer un véritable droit à la réparation, en permettant aux utilisateurs de remplacer eux-mêmes une batterie défaillante sans passer par un service technique.
Certaines marques pourront toutefois contourner cette obligation, à condition de remplir deux critères simultanés. Les appareils devront afficher une certification minimale IP67, garantissant leur résistance à l’eau et à la poussière, et leur batterie devra conserver au moins 80 % de sa capacité après 1 000 cycles de charge.
Ces exigences correspondent principalement aux standards du segment premium. Des fabricants comme Apple pourraient ainsi être exemptés pour certains modèles récents, sous réserve de respecter ces deux conditions.
Cette réglementation place les constructeurs face à un choix stratégique clair : adapter la conception de leurs appareils pour répondre à l’exigence d’amovibilité, ou investir dans des batteries plus durables pour y échapper.
Pour les consommateurs européens, la mesure représente un gain concret. La possibilité de remplacer une batterie pourrait prolonger significativement la durée d’usage des smartphones, avec un impact direct sur le pouvoir d’achat et la réduction des déchets électroniques.
Avec presse-citron.net

