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Piqûres de scorpions et morsures de serpents: plus de 20.000 victimes recensées en 2025

Les piqûres de scorpions et les morsures de serpents continuent de représenter un enjeu majeur de santé publique au Maroc, en particulier dans les zones rurales. Selon les dernières données du Centre marocain antipoison et de pharmacovigilance, plus de 20.000 cas de piqûres de scorpions et 583 morsures de serpents ont été enregistrés au cours de l’année 2025.

Face à cette situation, le ministère de la Santé et de la Protection sociale a lancé une nouvelle Semaine nationale de prévention et de renforcement des capacités, avec pour objectif de sensibiliser les citoyens et d’améliorer la prise en charge des victimes.

Si les piqûres de scorpions demeurent les plus fréquentes, leur taux de mortalité reste relativement faible, estimé à 0,13%. En revanche, les morsures de serpents apparaissent nettement plus dangereuses, avec un taux de létalité de 4,4%, ce qui souligne l’importance d’une intervention médicale rapide et adaptée.

Pour les consommateurs, notamment dans les zones rurales et montagneuses, la prévention demeure le premier moyen de protection. Les autorités sanitaires rappellent l’importance d’adopter certains réflexes simples, comme porter des chaussures fermées lors des déplacements nocturnes, vérifier les vêtements et la literie avant utilisation et éviter de manipuler des animaux inconnus.

En cas de piqûre ou de morsure, les spécialistes recommandent de se rendre rapidement dans la structure de santé la plus proche et d’éviter les pratiques traditionnelles susceptibles d’aggraver l’état de la victime, comme les incisions, les garrots ou l’application de produits non adaptés.

La campagne menée cette année vise également à renforcer les compétences du personnel médical, à améliorer la coordination des secours et à garantir la disponibilité des traitements nécessaires dans les régions les plus exposées. Une attention particulière est accordée aux zones rurales, où l’éloignement des centres de soins peut augmenter les risques de complications.

Au-delà de la prise en charge médicale, les autorités souhaitent installer une véritable culture de la prévention afin de réduire durablement le nombre d’accidents. L’information des populations, notamment des familles et des enfants, reste ainsi un élément essentiel pour limiter l’impact de ces risques environnementaux sur la santé des citoyens.

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