NewsOpinionsslide

Streaming: la génération X s’impose comme un nouveau moteur de la consommation numérique

Longtemps associée à la télévision traditionnelle, la génération X (45-60 ans) adopte désormais massivement les plateformes de streaming et transforme progressivement ses habitudes de consommation audiovisuelle. En France, cette tranche d’âge figure aujourd’hui parmi les principaux moteurs de croissance du marché, au même titre que les générations plus jeunes.

Cette évolution traduit une mutation durable des usages, portée par la généralisation des contenus à la demande, la multiplication des écrans et une consommation plus personnalisée des programmes.

Les foyers de cette génération combinent désormais plusieurs services de streaming, tels que Netflix, Prime Video ou CANAL+, afin d’accéder aux séries, films et compétitions sportives selon leurs préférences et leurs horaires.

Cette diversification dépasse le seul univers du divertissement. Les utilisateurs recourent également à des applications dédiées au suivi des résultats sportifs, à des plateformes musicales en ligne, à des comparateurs de services ou encore à des sites spécialisés dans les paris sportifs, illustrant une appropriation plus large des usages numériques.

Contrairement à une idée largement répandue, cette transition ne s’est pas traduite par un abandon brutal de la télévision linéaire. Les 45-60 ans continuent de suivre certains rendez-vous, notamment les journaux télévisés ou les grandes émissions d’actualité, tout en privilégiant le replay et le visionnage à la demande pour le reste des contenus.

Selon les données de Médiamétrie citées dans l’étude, la consommation de contenus à la demande a progressé de 21 % en deux ans chez les plus de 50 ans, une hausse supérieure à celle observée chez les 35-49 ans.

Cette évolution s’accompagne toutefois d’une gestion plus rigoureuse des dépenses consacrées aux abonnements numériques. D’après une étude Submix 2026, le budget mensuel moyen alloué aux services culturels en ligne est passé de 49 euros à 41 euros entre 2025 et 2026.

Si les consommateurs conservent plusieurs abonnements, ils arbitrent davantage leurs dépenses en fonction de la valeur perçue de chaque plateforme, dans un contexte où les offres se multiplient.

Cette transformation témoigne plus largement de l’évolution des usages numériques en France. Bien que le pays affiche encore un taux de pénétration de la vidéo à la demande inférieur à celui de certains voisins européens, la progression observée chez les 45-60 ans laisse entrevoir un rattrapage progressif.

Un rapport d’Adobe souligne également que les utilisateurs âgés de 45 à 65 ans utilisent désormais activement les réseaux sociaux, notamment Facebook, pour découvrir de nouveaux contenus et suivre les tendances, confirmant leur intégration croissante dans l’écosystème numérique.

Source: vl-media.fr

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
×