Finances Publiques : faut-il craindre une crise de la dette ?

La presse électronique a peut être ce défaut d’avoir trop le doigt sur la gâchette mais elle a ceci de bon au Maroc de pousser à réagir et donc à avoir ne serait-ce qu’une petite part de vérité.

C’est le cas aujourd’hui de cette question d’emprunt de 500 millions de dollars contracté auprès de l’Arabie Saoudite. La version ayant circulé sur le web voulait que l’emprunt a été effectué pour honorer salaires et retraites du secteur public.

En l’absence de réaction officielle, c’est encore un site électronique qui apporte la bonne info. Il s’agit du site medias24.com à travers lequel on apprend que cet emprunt est destiné à régler une échéance de 500 millions d’euros (d’un prêt international plus important. Rappelons à ce propos l’emprunt de 1 milliard d’euros contracté du temps de Salaheddine Mezouar aux Finances).

L’article donne davantage de détails en précisant que le prêt saoudien n’a pas suffit à couvrir le montant de l’échéance et que le Trésor a du compléter la différence (en prenant peut être sur la part consacrée aux salaires et retraites ?).

Au-delà de la destination consacrée à ce prêt de 500 millions de dollars, la polémique doit attirer l’attention sur une problématique autrement plus grave : celle de la politique publique de la dette. Serait-elle annonciatrice d’une incapacité latente du pays à honorer ses dettes? Serait-on à la veille du défaut de paiement? Quelle est la situation réelle si non?

Ce sont là des questions qu’il est impératif de se poser pour éviter une nouvelle crise de la dette après celle ayant précipité l’adoption du P.A.S dans les années 80′. Ce programme d’ajustement structurel qui n’est pas étranger aux difficultés économiques et sociales auxquelles font face aujourd’hui plusieurs couches de la société.

*Entre (), à quoi sert la ligne de précaution et de liquidité du FMI ? N’était-ce pas là l’occasion de l’activer enfin ?