Nanoparticules, ces micros métaux qu’on mange!

Nanoparticules! ça sonne comme nono-technologie mais difficile d’imaginer que ça peut concerner notre alimentation quotidienne.

Il s’agit en effet de nano-métaux (encore plus petits que l’échelle micro) dont le diamètre est inférieur à 100 nanomètres (nm), soit un dix-millionième de mètre.

Ces nano-métaux (oxyde de fer, silicium, dioxyde de titane, etc.) sont visiblement très largement utilisés dans l’industrie agro-alimentaire d’après ce que révèle une enquête du magazine 60 millions de consommateurs.

Quel danger?

Utiliser les matériaux sous forme de « nanos » offre des propriétés nouvelles : dans les aliments, les nanoparticules aident à modifier la couleur, l’odeur, la fluidité ou encore la texture.

“Ainsi, le dioxyde de titane (E171) sous forme nano optimise l’aspect blanchissant de ce colorant pour les glaçages et enrobages de produits sucrés ; il aide aussi à empêcher l’oxygène et l’humidité d’altérer le produit”.

Mais quid de l’impact sur le corps et le système digestif?

L’Agence (française) nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) s’est particulièrement intéressée au dioxyde de titane. Suite à une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) publiée en janvier 2017, l’équivalent de notre Onssa rend ainsi un avis très alarmant au vu des conséquences qu’a eues la consommations de ce nano-métal sur des rats de laboraoitre.

En effet, “les chercheurs ont fait ingérer à des rats du dioxyde de titane contenant 40-45 % de nanoparticules, à des doses proches de celles que l’homme peut ingérer. Après cent jours d’exposition, ils ont observé que le dioxyde de titane entraînait dans le côlon une croissance accélérée de lésions initialement bénignes comme les polypes”.

“Aucune conclusion n’est toutefois établie pour l’homme sur ce potentiel effet « promoteur » de la cancérogenèse du E171, ni sur d’autres résultats non moins préoccupants, tels que le passage des nanoparticules de cet additif à travers la barrière intestinale”, précise le magazine français.

“D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces premiers résultats”, conclue-t-il.

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