Emplois: hémorragie dans l’Agriculture et l’Industrie à fin septembre 2019

Si le taux de chômage au niveau national, et bien qu’il ait augmenté, reste en deça de 10% (9,4%), les pertes d’emplois ont été davantage significatives dans certains secteurs comparés à d’autres.

A ce niveau, l’Agriculture et, dans une moindre mesure l’Industrie, se distinguent par des pertes particulièrement notables. A l’opposé, les Services, et le BTP dans une moindre mesure, passent pour les champions en termes de création d’emplois.

Ainsi, expliquant cette situation, le HCP affirme qu'”entre le troisième trimestre de 2018 et celui de 2019, le secteur des “services” a créé 336.000 postes d’emploi au niveau national et (..) le secteur des BTP a créé 37.000 postes d’emploi”.

En revanche, poursuit le HCP, “le secteur de l’”agriculture forêt et pêche” a perdu 204.000 postes d’emploi, 202.000 en milieu rural et 2.000 en milieu urbain”. Cela quand “le secteur de l’”industrie y compris l’artisanat” a perdu 26.000 postes, 9.000 en milieu urbain et 17.000 en milieu rural, ce qui correspond à une baisse de 2% du volume de l’emploi dans ce secteur”.

Comment expliquer ce crash dans l’Agriculture malgré les investissements consentis dans le cadre du plan Maroc Vert? S’agit-il d’un effort de mécanisation qui a impliqué qu’on ait besoin de moins de main d’oeuvre? Ou de la mise à exécution des menaces agitées au lendemain du boycott de certains produits laitiers en 2018 de moins soutenir la filière et les coopératives laitières (quelques 120.000 petits éleveurs concernés) ?

Pour l’Industrie, la situation est d’autant plus incompréhensible que les annonces d’ouvertures de nouvelle usines se font de plus en plus régulières et significatives en termes d’emplois crées.

Est-ce que le problème ne serait pas tout simplement du côté du HCP et de ses méthodes de calcul? En effet, le Haut Commissaire, Lahlimi, avait reconnu récemment l’existence d’erreurs sur les chiffres du chômage. De son côté, le ministre de l’Industrie, El Alami, avait eu recours aux chiffres de la CNSS pour présenter une autre réalité de l’emploi dans son secteur.

Ce qui est sûr, au-delà de cette guerre des chiffres, est que la conjoncture n’est pas au beau fixe et que le chômage, des jeunes notamment, est une réalité.

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