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Flambée des prix du poisson: le hashtag « laisse-le pourrir » est de retour

Comme à chaque mois de ramadan, le poisson se voit pousser des ailes. En réaction, les internautes relancent le célèbre hashtag "Laisse-le pourrir" et appellent au boycott du poisson, en vue de réguler ses prix.

Sur la Toile, le hashtag « Laisse-le pourrir » refait surface. Et pour cause! Les prix du poisson flambent depuis la première semaine du mois de ramadan. En effet, les prix des différents types de poissons ont augmenté considérablement en ce mois sacré, dépassant le pouvoir d’achat des familles marocaines aux revenus limités.

Preuve en est la hausse, jugée insensée, des prix de la sardine qui se vend actuellement à 20, voire 25 dirhams le kilogramme. Idem pour le chinchard commun « chren », dont le kilogramme est commercialisé à 15 dirhams, voire à 18 dirhams dans certains marchés.

Dans sa livraison du 28 avril, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte ainsi que les internautes à l’origine du hashtag « Laisse-le pourrir » appellent au boycott du poisson lors des prochains jours, en vue de réguler les prix.

Al Ahdath Al Maghribia indique que les marchés de poisson connaissent annuellement, en ce mois de ramadan, une affluence remarquable de clients désirant rompre le jeûne avec du poisson. La demande dépend du pouvoir d’achat des citoyens qui, souvent, ne peuvent pas se procurer ce que l’on appelle « le poisson blanc », à savoir le merlan, la sole, le pageot ou le calamar, puisque leurs prix sont élevés même en dehors du mois de ramadan.

Par ailleurs, le quotidien indique que la crevette est le seul fruit de mer que les clients marocains parviennent à acheter. La demande de la crevette augmente, en ce mois du ramadan, pour son utilisation dans les briouates et les pastillas de poisson. Et qui dit demande, dit augmentation des prix. Selon sa qualité, la crevette se vend entre 140 et 160 dirhams le kilogramme. D’après quelques clients interrogés par le média, ce prix augmente le week-end, dans certains marchés.

Les professionnels du secteur relèvent, quant à eux, le contraste entre les prix aux marchés de gros et dans les marchés de proximité. Les prix varient également entre les différents marchés de proximité, selon leur emplacement. Les professionnels exhortent ainsi les autorités à intervenir pour remédier à cette situation et réguler les prix.

Source: Le360

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