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Consommation: le gouvernement réagit à la flambée des prix alimentaires, enfin!

Le pouvoir d’achat des consommateurs marocains s’est sensiblement détérioré cette rentrée à cause de la flambée exceptionnelle des prix, alimentaires notamment. Il était alors naturel que les regards se tournent vers le gouvernement fraîchement élu et sur lequel les pouvoirs d’une amélioration du niveau de vie se sont portés. Mais l’exécutif a préféré faire l’oreille sourde laissant ainsi monter la grogne populaire, notamment sur les réseaux sociaux.  Mais, aujourd’hui, l’équipe Akhannouch semble avoir compris, enfin, qu’il est de son devoir de parler aux Marocains et de leur expliquer ce qui se passe.

Ainsi, le ministère de l’Agriculture a sorti un communiqué officiel où il détaille les situations problématiques et justifie, tant bien que mal, chacun des dysfonctionnement. Mais il tombe, toutefois, dans le travers classique de dire que le problème vient d’ailleurs, et que ce n’est pas de sa faute…

En effet, pour le gouvernement, « la situation d’approvisionnement des marchés dans les différentes régions du Royaume se caractérise par une abondance suffisante de denrées alimentaires pour répondre aux besoins de consommation, ainsi qu’une stabilité des prix« .

Dans le détail, pour le marché national « les prix varient selon leur provenance. S’agissant des produits alimentaires issus de la production nationale, ils connaissent des niveaux de prix stables ou en baisse par rapport à la même période en 2020. Pour ce qui est des produits alimentaires importés ou dont la production dépend de matières premières importées, certains connaissent des fluctuations de prix. Le ministère rappelle aussi qu’au niveau national, la campagne agricole 2020-2021 a connu un parcours exceptionnel qui s’est traduit par une bonne production céréalière et de bonnes performances pour la plupart des filières de production ».

Mais au niveau international, « les prix des matières premières et des produits agricoles ont connu une augmentation en raison de plusieurs facteurs. Il s’agit de l’effet de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), de mauvaises conditions climatiques dans plusieurs régions du monde, le lancement simultané de plans de relance économique ayant provoqué l’accélération de la demande mondiale sur les matières premières, la hausse des prix de l’énergie ainsi que de fortes hausses des prix du fret et du transport des marchandises au niveau mondial ».

Produits alimentaires issus de la production nationale:

Les marchés nationaux et dans toutes les régions du Royaume connaissent une disponibilité en quantités suffisantes en produits alimentaires produits au niveau national, permettant de répondre aux besoins de consommation. Ces produits connaissent une stabilité des prix.

Concernant les céréales, les prix sont stables à leurs niveaux normaux, avec une nette baisse des prix de l’orge et du blé tendre et ce malgré la hausse des prix au niveau international.

Quant aux légumineuses, les prix des haricots, des pois chiches et fèves sont stables. Les prix des lentilles connaissent quelques fluctuations dues aux prix élevés sur le marché mondial.

S’agissant des fruits et légumes, les prix de gros restent bas par rapport aux niveaux de la campagne précédente (tomates -33%, agrumes de petit calibre -20%, oignons séchés -4%, pommes de terre -22%) et les légumes devraient se stabiliser à leurs niveaux avec l’entrée en production des primeurs après la phase transitoire de production des cultures d’été à la saison des primeurs.

En ce qui concerne les viandes rouges, il a été constaté que les prix sont revenus à un niveau normal grâce à la bonne campagne agricole précédente et les prix bas des fourrages durant l’année 2021 en comparaison avec 2020. Les prix enregistrent une moyenne de 60 dirhams le kilogramme dans les abattoirs, et une moyenne de 65 à 70 dirhams au niveau du consommateur.

Pour ce qui est du poulet et des œufs, ils ont connu une augmentation des prix sur les marchés nationaux en raison des répercussions de la crise du covid-19 sur le secteur avicole, pour cause de fermeture et des mesures sanitaires, qui ont entraîné une baisse de la demande sur le poulet par les restaurants et les professionnels de l’événementiel. Cette situation a conduit certaines unités à réduire leur production, ce qui a affecté l’approvisionnement du marché. Avec le retour de la filière à son activité, les prix tendent à baisser progressivement et à se stabiliser à leurs niveaux normaux.

Denrées alimentaires importées ou dont la production est basée sur des matières premières importées:

Les prix de certains produits de l’industrie alimentaire ont connu une hausse des prix en raison de l’augmentation des prix des matières premières sur le marché mondial.

Concernant le sucre, les prix resteront à leurs niveaux habituels malgré la hausse des prix sur le marché international grâce au développement des cultures sucrières qui couvrent 50% des besoins nationaux, ainsi que l’existence d’une organisation professionnelle forte en plus de la subvention.

Pour l’huile de table, la hausse des prix des oléagineux, notamment du soja, en 2020, a entraîné une hausse des prix de l’huile de table en avril 2020. Les prix sont restés stables depuis cette date jusqu’à aujourd’hui.

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