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Marché financier international: une sortie imminente du Maroc dans le pipe ?

Le Maroc serait-il sur le point d’effectuer une nouvelle sortie sur le marché financier international? La question mérite d’être posée, car le nouveau gouvernement a une belle marge de manœuvre. Cet article est une revue de presse du quotidien Aujourd’hui Le Maroc.

Le Maroc s’apprête-t-il à opérer une nouvelle sortie sur le marché international? En tout cas, à en croire Aujourd’hui Le Maroc dans son édition du jour, une sortie internationale du Royaume sur le marché financier international est envisageable aujourd’hui. Le quotidien indique, en effet, que le débat a été relancé il y a quelques jours par des acteurs nationaux. «C’est le cas pour Attijari Global Research (AGR) qui affirme que le besoin de financement brut du Trésor, d’ici la fin de l’année 2021, devrait s’établir à 48,2 milliards de dirhams. Une partie de ce besoin pourrait être satisfaite sur le marché international», rapporte Aujourd’hui Le Maroc.

Notons que la même source estime que plus de la moitié des besoins de financement du Trésor durant le quatrième trimestre 2021 devraient provenir des financements extérieurs, faisant savoir que, selon leurs différents échanges, les investisseurs «semblent anticiper une nouvelle sortie à l’international du Trésor d’ici la fin de l’année». Aujourd’hui Le Maroc fait aussi observer que la même source avait rappelé que les tirages extérieurs s’étaient établis à 14,2 milliards de dirhams à fin septembre 2021, contre 41 milliards prévus par la loi de Finances (LF) 2021, notant, dans ce sens, qu’il s’agit d’un faible taux de réalisation de 35% au terme du troisième trimestre de cette année.

Cette situation va-t-elle encourager les responsables à effectuer un nouveau pas pour une sortie sur le marché international? Le journal s’interroge, soulignant que, si le gouvernement sortant ne pouvait effectuer une sortie en raison d’un calendrier beaucoup trop serré entre les vacances d’été et les préparatifs pour les élections législatives, communales et régionales, le gouvernement actuel pourrait en décider autrement.

Notons qu’une adoption de la loi de Finances 2022, dans les prochains jours, laissera encore quelques semaines aux responsables du département de tutelle pour effectuer les démarches nécessaires. «Dans ce sens, le Conseil de gouvernement, réuni jeudi 4 novembre dernier en vidéoconférence sous la présidence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a adopté trois projets de décrets relatifs au secteur de l’économie et des finances et présentés par Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des finances», apprend-on également.

Dans le détail, il s’agit du projet de décret n°2.21.843 portant délégation de pouvoirs à la ministre de l’Economie et des finances en matière d’emprunts internes et de recours à tout autre instrument financier, et du projet de décret n° 2.21.844 portant délégation de pouvoirs à la ministre de l’Economie et des finances en matière de financements extérieurs. De même, le troisième texte porte sur le projet de décret n° 2.21.845 relatif à la délégation de pouvoirs à la ministre de l’Economie et des finances en matière de conclusion des contrats destinés au remboursement de la dette extérieure onéreuse et aux accords de couverture de risques de taux d’intérêts et de change.

«Reste à savoir si le gouvernement va effectivement actionner le levier du financement extérieur. Le pays pourra ainsi jouer la carte de la solidité de ses fondamentaux, mais également et surtout celle de son important taux de croissance de 6%, selon plusieurs institutions nationales et internationales. Les jours à venir seront donc décisifs», conclut Aujourd’hui Le Maroc.

Source: Le 360

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