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Face au variant Omicron, faut-il durcir les restrictions sanitaires au Maroc ?

La menace du variant Omicron touche désormais le Maroc. Cela poussera-t-il les autorités à durcir les mesures restrictives pour éviter sa propagation?

Doit-on s’attendre à de nouvelles restrictions sanitaires à cause du variant Omicron? La question est sur toutes les langues depuis la découverte au Maroc, il y a quelques jours, du premier cas de contamination par ce nouveau variant de la Covid-19. Il s’agit d’une jeune femme placée actuellement sous surveillance hospitalière. Pour l’heure, aucune recommandation n’a été formulée à ce sujet par le Comité scientifique et technique chargé du suivi de la situation sanitaire.
C’est ce que rappelle Al Ahdath Al Maghribia qui, dans son édition du lundi 20 décembre, fait remarquer que la position adoptée aujourd’hui est aux antipodes de celle qui avait prévalu lors de la découverte du variant Delta en août dernier. L’explication, ajoute la même source, réside dans le fait que la situation sanitaire qui, malgré la découverte du premier cas Omicron et l’aggravation de 1,5% des principaux indicateurs de suivi durant ces trois dernières semaines, reste stable.
Pour les sources du journal, il serait cependant normal que le Comité scientifique recommande le durcissement des mesures restrictives touchant, dans un premier temps, à la liberté de circulation la nuit ou entre les villes. D’autant que le Maroc a prouvé, depuis la découverte du premier cas de Covid-19 en mars 2020, qu’il donnait la priorité à la préservation de la santé des citoyens. Mais pour l’heure, il semble que les membres de ce Comité font confiance au sens des responsabilités des Marocains et à leur adhésion à l’effort national, avec toutes les mesures de précaution que cela suppose. Cela passe aussi et surtout par une forte adhésion à la campagne de vaccination, notamment à la prise de la troisième dose du vaccin.
Sur ce dernier sujet, précise Al Ahdath Al Maghribia, la véritable inquiétude du Comité scientifique, actuellement, est que seuls 27% des plus de 65 ans ont pris leur troisième dose. Or, c’est cette catégorie de la population qui est la plus vulnérable et présente des risques pour tout le système de santé au Maroc. Citant une source du Comité, le quotidien rappelle que la capacité du corps à résister au nouveau variant Omicron n’est pas suffisamment forte chez les personnes qui se sont soumises à l’ancien protocole sanitaire basé sur deux doses de vaccin dans le cas d’AstraZeneca ou Sinopharm, et une dose dans le cas du vaccin Johnson & Johnson.
En revanche, chez ceux qui ont reçu la troisième dose, l’efficacité monte à 75% même dans le cas des variants Delta et Omicron. En d’autres termes, seule l’adhésion des Marocains à la campagne de vaccination avec les trois doses permet d’éviter les pics atteints lors des précédentes vagues du nouveau coronavirus. Ceci est d’autant plus important que le variant Omicron finira tôt ou tard par se répandre, tout comme le variant Delta aujourd’hui. Une situation qui risque d’être problématique en raison d’une forte contagiosité déjà prouvée. Autant dire que le premier cas découvert est synonyme d’un début de propagation.
Source: Le 360 

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