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A son tour, le prix du miel grimpe en flèche

A cause du phénomène de la disparition des abeilles, conjugué aux effets de la sécheresse, le secteur de la production de miel connaît de fortes turbulences. Détails dans cette revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Il fallait s’y attendre. Le phénomène de la disparition des ruches d’abeilles qu’a connu le Maroc il y a quelques mois, conjugué à des conditions climatiques très difficiles, a massivement impacté le secteur de la production de miel. Plusieurs coopératives opérant dans l’apiculture rapportent des chutes drastiques de leur activité, tandis que quasiment toutes les sortes de miel sur les marchés ont connu des hausses de prix exponentielles.

C’est Al Ahdath Al Maghribia qui s’intéresse au sujet dans son édition du mercredi 9 novembre, expliquant que, dans certaines régions, la chute de la production des coopératives de miel dépasse 50% cette année. Cette situation s’explique en partie par la disparition des abeilles, mais également par la persistance de la sécheresse qui impacte fortement ce secteur.

Face à cette baisse, écrit le quotidien, les prix de vente du miel ont connu de fortes hausses sur les marchés, et ce, quelle que soit la catégorie. Pour exemple, la publication cite le miel d’arbousier qui se vend désormais à 500 dirhams le kilo au lieu de 350 dirhams précédemment. Le miel d’Euphorbe, plus connu sous le nom de Daghmous et qui est particulièrement prisé, a vu son prix passer de 250 à 300 dirhams le kilo. Les miels de cèdre, d’eucalyptus ou d’oranger ne sont pas en reste, avec une hausse de quasiment 100% de leur prix qui atteint désormais les 200 dirhams de kilo.

L’inflation touche également ce secteur. Pourtant, face aux inquiétudes exprimées il y a quelque temps par les apiculteurs, le gouvernement avait rapidement réagi en annonçant un soutien de 130 millions de dirhams à cette filière. D’autres initiatives ont été entreprises pour tenter de repeupler certaines zones touchées par la disparition des abeilles. Ces mesures n’ont pas permis de redresser la situation ni d’empêcher les prix du miel de grimper en flèche.

Comme le rappelle Al Ahdath Al Maghribia, le Maroc abrite plus de 910.000 ruches d’abeilles, dont 640.000 modernes et 270.000 gérées de manière artisanale. En 2021, elles ont produit plus de 7.500 tonnes de miel, contre près de 8.000 en 2019. Pour ce qui est de la consommation locale, le quotidien rapporte qu’elle est estimée à 250 grammes par an et par habitant, tandis que le Royaume importe chaque année quelque 2.200 tonnes. D’après la même source, ce sont plus de 36.000 apiculteurs qui vivent de cette activité au Maroc, pour un chiffre d’affaires global de 1,1 milliard de dirhams réalisé par toute la filière.

Source: Le 360

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