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L’ONCF s’engage dans une nouvelle phase avec un investissement de 16 milliards de dirhams.

Lancée pour l’acquisition de plus de 160 rames automotrices, assortie d’une clause de compensation industrielle, la procédure de dialogue compétitif de l’ONCF est en marche, suite à la réception de dix expressions d’intérêt émanant de la plupart des constructeurs internationaux de matériel roulant. Ces développements sont rapportés dans un article issu du quotidien Les Inspirations Eco.

L’ONCF mobilise ainsi 16 milliards de dirhams dans le cadre d’un appel d’offres visant les constructeurs de matériel roulant ferroviaire. Cet appel fait suite à un appel à manifestation d’intérêt international lancé en septembre 2022, dont l’objectif était d’identifier les acteurs potentiellement intéressés, de stimuler la concurrence, et d’inviter plusieurs parties à exprimer leur intérêt.

Selon le quotidien Les Inspirations Eco du mardi 14 novembre, l’ONCF a reçu dix candidatures de constructeurs internationaux de matériel roulant à la suite de cet appel à manifestation d’intérêt. Le projet vise à développer un écosystème industriel ferroviaire au Maroc et comprend l’acquisition de 150 trains pour les services inter-villes, trains navettes rapides et métropolitains, ainsi que 18 trains à grande vitesse pour les extensions des lignes à grande vitesse en attendant le lancement des travaux de la LGV Marrakech-Agadir.

Cette acquisition répond à plusieurs enjeux, dont la préparation des futures échéances sportives, telles que l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du monde en 2030. Elle vise également à accompagner la croissance du trafic voyageurs tout en renouvelant une partie du matériel roulant en fin de vie. De plus, elle assure les liaisons sur la future extension de la ligne à grande vitesse vers Marrakech et le service de proximité, notamment le réseau express régional (RER) dans les régions de Casablanca et Rabat.

L’article souligne que l’ONCF concrétise ce mégaprojet en lançant l’appel à concurrence, articulé autour de trois composantes. Tout d’abord, l’achat des trains, dont la livraison est prévue sur une période de 4 ans entre 2027 et 2030. Ensuite, le partenariat pour la maintenance entre l’ONCF et le constructeur retenu, établissant une structure commune chargée d’assurer les prestations de maintenance courante et industrielle des trains. Enfin, la troisième composante est liée au développement industriel, exigeant du constructeur retenu la mise en place d’un projet de développement industriel, incluant la construction d’une unité industrielle de fabrication et le développement d’un écosystème ferroviaire, de fournisseurs et sous-traitants, avec une vocation à l’export, similaire à ce qui a été réalisé dans les industries automobile et aéronautique, et visant à renforcer le tissu industriel national pour une présence internationale et continentale à terme.

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