
La fiabilité reste l’un des critères les plus déterminants dans l’achat d’une voiture, au même niveau que le prix. Dans un contexte où les réparations coûtent de plus en plus cher, les automobilistes cherchent avant tout à éviter les pannes répétées et les dépenses imprévues.
C’est dans cette logique que l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié une grande enquête européenne sur la fiabilité des marques automobiles. Verdict : les constructeurs japonais surclassent la concurrence, tandis que les marques allemandes se situent dans la moyenne et que les françaises reculent nettement.
Une enquête basée sur près de 54.000 avis en Europe
Pour établir son classement, Que Choisir a compilé les retours de 53.796 consommateurs issus d’une dizaine de pays européens. Au total :
- 36 marques analysées
- 637 modèles comparés
Un panel large, qui confirme une tendance déjà bien connue des automobilistes : la rigueur industrielle japonaise reste une référence en matière de fiabilité.
Le “jidoka” : la philosophie japonaise de la qualité
Que Choisir rappelle notamment un principe industriel emblématique chez Toyota : le “jidoka”, une méthode qui permet d’arrêter une chaîne de production dès qu’un défaut est détecté. Cette culture du contrôle qualité, profondément ancrée dans l’industrie nippone, se retrouve dans les résultats du classement.
Les 5 marques les plus fiables : un top 100% japonais
Sans surprise, les cinq premières places sont occupées par des marques japonaises, avec des scores très élevés sur 100 :
- Lexus : 96,7
- Toyota : 96,2
- Suzuki : 96,1
- Subaru : 95,7
- Honda : 95,4
À noter : Tesla se hisse à la 6e place avec un score de 95,2, ce qui confirme une autre tendance : les véhicules électriques, plus simples mécaniquement que les thermiques, affichent souvent une meilleure fiabilité.
Les marques allemandes : des scores corrects, mais pas au sommet
Les constructeurs allemands ne s’effondrent pas, mais ils n’atteignent pas non plus les sommets japonais. Parmi eux :
- Smart : 7e (95)
- BMW : 11e (94,3)
- Mini : 13e (94,2)
- Mercedes : 16e (93,4)
- Audi : 17e (93,1)
- Volkswagen : 25e (92,1)
Une performance globalement moyenne, loin de l’image de perfection technique souvent associée à l’Allemagne.
Les marques françaises : Dacia limite les dégâts, Citroën et DS en bas du classement
Côté français, le constat est nettement plus sévère. Dans ce classement, Dacia apparaît comme l’exception “qui sauve la mise” avec une 19e place (92,9). Mais le reste du tableau est difficile :
- Renault : 26e (91,8)
- Peugeot : 32e
- Citroën : 33e (89,9)
- DS : 34e (89,7)
Ces résultats confirment un recul de la perception de fiabilité des marques françaises, malgré leurs efforts récents sur la montée en gamme, le design et la technologie embarquée.
Les derniers du classement : MG et Land Rover
En bas de tableau, on retrouve deux marques historiquement britanniques :
- MG : 35e (89,2) — désormais sous contrôle chinois
- Land Rover : dernier (87)
La fiabilité devient le critère n°1 pour les acheteurs
Que Choisir souligne enfin un point clé : la fiabilité prend une importance croissante dans les intentions d’achat. En France, elle est désormais considérée comme le critère le plus important pour 51% des futurs acheteurs, contre 35% seulement lors de l’enquête précédente réalisée deux ans plus tôt.
Autrement dit, l’attachement à une marque, au “look” ou au pays d’origine pèse de moins en moins face à une réalité simple : une voiture fiable coûte moins cher, stresse moins et se revend mieux.
Source: Quechoisir.org
